Winter Remembrance, Meeting and Carnival

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Jeanne's Word

February... Some flakes are flying... Here they are more and more numerous, more and more dense, and these verses of Victor Hugo come back in memory...

It was snowing. Winter was melting in avalanche.
After the white plain another white plain.

Soon, the sidewalks of the cities, the streets of the suburbs are white. No more is needed for news channels to panic:

- Be careful! traffic is severely slowed down on the peripherals...

– We ski in the streets of the capital! It's Moscow in Paris!

– Normandy is on alert...

– Mercury goes down in Occitanie!

Everywhere, you plague, you vituperate, you erupt with anger... We know it's no use and yet we're horning with rage!

- Then! You're on the way!

Only children rejoice and rush to create a snowman who soon exclaims:

  – What a beautiful cold it is today! *

And there, in the mountains, we smile, we laugh, too:

- Ah! Here! These people from the city!

*Small loan to Hans Christian Andersen.

Jeanne Monin

Black and white finish of the exhibition Tuesday 14 April

Good things have an end! Closeexhibition The dog of Saint Roch around a glass.

Meeting Tuesday 14 April at 6 p.m.

The principle? We're dressed in black and white!

Where: Montpellier (address sent by e-mail return)

To participate: francois@abbe.photo

Winter memories

Snow at Christmas 1985. A Renault 5 goes up the snowy big street. Above, the Christmas garlands in the Grand Rue André Cabasse in Roquebrune-sur-Argens (Var). Foreground, Marianne. Photo André Abbe.

Giselle Penat-Lorde – faithfully present on Passadoc – Remembers, too:  

Souvenirs of winter 1956 and abundant snow...

Frosts to the hands and feet, because I was going, amazed by this white coat, but not really equipped, to play in the garden to tinker with a snowman. Especially to check if our minions were well sheltered in their cages upholstered in outbuildings. They wouldn't get frostbite on the pads! Sterogyl bulbs, good old medicine to treat frostbite. With the good care of homemade ointments, which only my maternal grandfather had the secret.

My brother Guy was boxed in the technical high school in Lorgues, without water, without heating because all the water pipes had made him soulless. We had to get him out of those roads. « patina » to wish, which were not those of today. High-risk shipping. I don't know if my maternal grandfather, this silent hero of Verdun, who wasn't afraid of anything, on the pretext that he had seen more during the harsh winters of the East, on the fronts of the Great War, had not armed his van for this adventure, or if it was Gaston Gayol, who, also having to recover his son André at the same high school in Lorgues, had completed this journey of a few hours with a more reliable car than the grandfather's van, who had his old lady moods, already ...

Death of my paternal grandfather at home on March 17, 1956 – delayed burial due to snowfall and all the difficulties caused by the weather.

Yepngo, an app for exits

Yepngo est une application. Le principe est simple : les membres proposent des sorties. Les volontaires s’inscrivent. Didier (la 4e personne en partant de la gauche sur la photo) a proposé la visite. Un groupe a ainsi fait la visite de l’expo “Le chien de Saint Roch”. Le groupe était un mélange de personnes passionnées et de personnes curieuses. De très belles rencontres ! Merci Didier et merci aux visiteurs.

Vous aussi, visitez l’expo à Montpellier !

Sauvegarde : On est bientôt arrivés

On relève le compteur !

Il y avait 100 000 photos d’archives à sauver. Il en reste 72 000 à sauver pour les faire connaître. Après un démarrage artisanal en 2015, nous avons débuté la numérisation industrielle en 2018. La dernière livraison de photos à numériser date de janvier 2026. Nous venons de les recevoir en retour. Tellement de lieux, de traditions et d’anecdotes à faire revivre. Tellement “fun” quand on traverse une période aussi “spéciale”…

Contactez-nous pour visiter le Showroom photo de Montpellier avec l’expo “Le chien de Saint Roch”.

Trier ou tout numériser ?

La question se pose tous les jours. André Abbe, auteur des 100 000 photos, préfère trier puis numériser.

Trier les photos à numériser offre plusieurs avantages :

– C’est moins cher : chaque photo numérisée par l’industriel For Ever demande des fonds.

– Ça prend moins de temps en apparence : chaque photo numérisée nécessite d’être documentée. On ajoute les précieuses métadonnées (date de développement poinçonnée sur le cache de la diapositive, légende écrite à la main, informations supplémentaires, …). Ces informations sur chacune des photos sont saisies à la main sur un ordinateur, soit directement par l’auteur André, soit par un binôme (en général c’est François qui prend photo après photo et dicte à Camille qui les saisit dans le logiciel). C’est fastidieux !

Mais le tri présente de sérieux inconvénients :

– La sélection des photos peut en faire rater certaines. Rappelez-vous l’affaire Monica Lewinsky. Bill Clinton avait une assistante dans son giron. Quand l’affaire a éclaté, les archives ont permis de retrouver des photos Bill et Monica. Dans notre cas, la photo de Madame Mundet avec ses moutons présente peu d’intérêt. Sauf que cette photo de femme bergère dans les années 70 en Provence est tout simplement unique. Elle a d’ailleurs été retenue par les salariés de l’entreprise BleuLemon pour illustrer une des quatre valeurs de l’entreprise, la fierté !

– Trier les photos est chronophage. Pour trier des photos 24×36, il faut une loupe. Pour les diapositives, c’est assez facile. Mais pour les négatifs noir et blanc, ça se complique car il est difficile de reconnaître les visages par exemple

– Le temps c’est beaucoup plus que de l’argent. L’auteur des photos prend de l’âge (André Abbe fête ses 82 ans en 2026). Il est donc essentiel de présenter au photographe un maximum de photos pour qu’il puisse documenter les photos essentielles pour notre patrimoine notamment.

Une limite à la numérisation de masse : les photos personnelles.

Il existe dans la collection des 100 000 photos d’André Abbe des photos personnelles. Elles doivent être “légendées” pour en bloquer l’accès public (par exemple lorsque nous faisons des recherches par mot clé). Il est toutefois à noter que seule l’atteinte à la dignité humaine est punie par la loi. Au-delà de cela, l’association Abbe Photo peut faire connaître ses archives qui ont un intérêt patrimonial.

En résumé, Abbe Photo a choisi la numérisation de masse. L’objectif demeure : terminer la numérisation des 100 000 photos d’ici 2030. Allez, on s’accroche, votre soutien reste toujours aussi essentiel !

PS : comme toujours, écrit sans IA !

#photo #archive #sansIA

Les carnavals en Provence !

Un chien au Carnaval de Nice en 2002. Photo d’André Abbe présente dans l’expo Le chien de Saint Roch à voir ou revoir le 15 avril à Montpellier.

Carnaval… moments
de fête, de liesse… on danse dans les rues, on chante, on se travestit, on applaudit la presque fin de l’hiver, on se
réjouit de l’approche du printemps… On se déguise en fou, en roi, on se moque
des puissants. Pendant quelques heures, sous le masque, les esclaves deviennent
les maîtres !

Et cela depuis fort
longtemps puisqu’on retrouve les prémices de cette fête dans la Rome antique. À
Venise, un document datant de 1094 mentionne “carnaval”. S’il ne fait pas de
doute que “carnaval” est synonyme de réjouissances
et de mascarades, l’origine du mot est plus nuancée ; les linguistes y voient carn-avale
: lever la viande
and therefore eat before the deprivations of Lent.

Avec Carnaval, les rues ne sont que musique, que rires ! On accepte le
bras de celui qu’on ne connaît pas, de celle qu’on ne reverra pas ; on danse un
instant, on se quitte en souriant, moments où tout est allégresse. Tout ou
presque car dans la foule, un Pierrot noyé sous les confettis n’est que
larmes… Baptiste* appelle Garance qui s’éloigne, sans même un
regard…

Pour retrouver la joie, il suffit d’écouter Camille Saint-Saëns et son
magnifique Carnaval des animaux !

*Les Enfants du
paradis
, superbe film de Prévert et Carné.

Jeanne Monin

Le Carnaval : Origine

1991, un carnaval de Venise quasi désert pendant la guerre du Golfe. Photo André Abbe

Le point de départ de traditions, qui souvent résultent de la transformation de rituels antérieurs, est difficile à déterminer précisément. Il y avait par exemple :

  1. Les Sacées, dans l’ancienne Babylone (à partir du IIe s. av J.-C.), qui étaient des fêtes données en l’honneur de la déesse Anaïtis, avec inversion des rôles entre les esclaves et leurs maîtres.
  2. Les Dyonisies dans la Grèce antique, qui célébraient le dieu Dionysos (dieu de la vigne, du vin… et de ses excès) avec des processions très animées, des chanteurs et des danseurs (mais aussi du théâtre et des joutes oratoires).
  3. Les Lupercales, fêtes de purification de la Rome antique, célébrées du 13 au 15 février, en l’honneur de Faunus, dieu de la forêt et des troupeaux.
  4. Les Saturnales, toujours dans la Rome antique, semaine de festivités très populaires en l’honneur du dieu Saturne pendant lesquelles les barrières sociales disparaissaient ; des repas étaient organisés, des cadeaux étaient échangés et les maisons décorées.

In its desire to impose itself as the only religion, the Church initially fought against these practices, which she considered idolaters. Then she gradually recovered them and integrated them into Christian practices and beliefs.

Thus, the traditions inherited from the Romans gave the Feast of the Fools, the child bishop and finally the Carnival. The Feast of the Fools, which is the election of a pacolette king, marks the reversal of roles and the overthrow of powers. This feast continues today in the Epiphany.

Around the year one thousand, a Christian temporality began to impose itself, strictly separating a fat period and lean days. The moment of the carnival therefore fluctuates, because it is aligned with the feast of Easter and Lent, fixed at forty days from the eighth century.

The moments of liberation from social or religious constraints were considered indispensable by the authorities, anxious to release a little ballast on certain occasions to avoid the risks of revolt. Thus, between the 11th and 13th centuries, a variety of carnival practices flourished in the countryside and cities during the winter.

Provençal Carnival

Hommes déguisés au carnaval - photo André Abbe

Il est de Saint-Tropez, de Sainte-Maxime, de Cogolin. Voici les fifres et les tambours et Caramantran !

Qui est Caramantran ? C’est le personnage emblématique du Carnaval Provençal. Le terme provençal est la contraction de carême-entrant et correspond dans la tradition catholique au dernier jour avant les Cendres qui entame les 40 jours de maigre.

C’est aussi le nom du mannequin qui, précédé par le cortège de ceux qui seront les juges et les avocats en robes noires et suivie par une foule bariolée, gesticulante, vêtue d’estrasses ; il sera porté sur un brancard et promené à travers rues avant d’être brûlé sur la Place Publique.

Ce bouc émissaire pouvait aussi prendre la forme d’une vieille femme, la chaude-vieille, dans la région de Saint-Rémy-de-Provence ; un chat à Gap ; une sorcière à Orcières ; le pailhassou à Nice.

Mais avant le châtiment, il aura droit à un procès en bonne et due forme car il est accusé de tous les maux qui ont pu survenir pendant l’année dans la commune et alentours (épidémies, gel, sécheresse, mauvaises récoltes, inondations, impôts trop lourds, etc. ; il est tenu pour responsable de tout).

Le tribunal s’installe, le Président lit l’acte d’accusation, les habitants viennent témoigner contre lui, exprimer leurs doléances, les avocats de la défense prennent la parole : “Ce n’est pas la faute de Caramentran si…”. Mais il est forcément coupable et la sentence tombe. Il est condamné à être brûlé, parfois pendu puis brûlé.

The stake is accompanied by a ritual song.

Patricia M. Renoux.



 À Menton

In 1895, hoteliers planned to revive the city in winter. The project was retained and by 1896 the show was on the street.

It is first a traditional entertainment: Moucouleti or Moccoletti, small candles that each holds in his hand ; A game is to blow the flame of the neighbor's candle by taking care to keep his own candle lit!

Many years later, a Mentonnais – still a hotelier – embellished its gardens with a profusion of flowers and citrus... And the idea goes down the street! Tree carts (orangers and lemon trees) are decorated and paraded in large arteries.

1929 : Menton est reconnue comme “premier producteur de citrons du continent”. Cinq ans plus tard naît Lemon Party. Today it is an event that attracts thousands of tourists, French and foreign, amazed at the originality and dimensions of the topics presented.

Marie-Odile Beraud

Rendez-vous avec...

Jean-Pierre VIOLINO

Bonjour Jean-Pierre… c’est un plaisir de vous recevoir ici ! On vous écoute à la radio*, vous signez des articles dans de nombreuses revues, votre nom figure sur les couvertures de maints ouvrages… mais on aimerait vous connaître plus encore ; aussi dites-nous : qui êtes-vous Jean-Pierre Violino ?

Je suis un enfant de ce pays provençal ! Je suis né à Saint-Raphaël et aujourd’hui, j’habite toujours dans cette ville où j’ai passé toute ma jeunesse !

Petit garçon, comment rêviez-vous votre avenir ? Aviateur, pompier, explorateur ?

Pas du tout ! Très jeune, j’ai eu la passion de l’Histoire et tout naturellement, c’est cette matière que j’ai voulu étudier. Présentant une thèse de 3e cycle en Histoire, soutenue à Nice Sophia Antipolis en 1986, je me suis spécialisé dans l’Histoire antique et médiévale, une source quasi inépuisable de bonheurs que je transmets à mes contemporains en écrivant énormément d’articles !

Je vous dirai aussi mon goût d’ailleurs, le goût des découvertes que je partage avec Géraldine, mon épouse née à Puget-sur-Argens ! Dernièrement, nous avons fait un magnifique voyage au Maroc, une terre riche d’Histoire.

Il y a peu, vous avez reçu une distinction remise par la présidente de l’association locale de Roquebrune Le Souvenir Français. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Ce fut pour moi un moment d’une intense émotion ; je ne m’attendais pas à recevoir ce certificat lors de l’Assemblée Générale, fin janvier.

Le but de l’association c’est « [qu’] Aucune tombe de « Mort pour la France » ne doit disparaître des cimetières communaux, aucun monument, aucune stèle combattante ne doit être à l’abandon ».

À Roquebrune, nous sommes quelques-uns, quelques-unes à participer à ce devoir de mémoire. Nous avons même monté une association pour la Protection du Patrimoine Funéraire, car la mairie désirait récupérer les concessions perpétuelles.

Un dernier mot avant de vous quitter : et Passadoc dans tout ça ?

C’est simple ! Si je vous dis que je connais bien André Abbe – Roquebrunois comme mon père et ma grand-mère (une Abbe aussi) – avec qui j’ai un lointain cousinage, vous aurez tout compris ! Passadoc, je le connais depuis que François l’a créé !

Merci Jean-Pierre pour ce très agréable moment d’échanges, et à très bientôt !

* Radio Mosaïque FM 89.5 Fréjus [mercredi à 18h après le journal et samedi à 11 h] – radio qui émet sur l’Est varois mais qu’on peut écouter sur l’internet.

Jeanne Monin

Lise Henriot

Rappelez-vous ! Nous l’avions rencontrée en juin 2025* ! Elle nous avait raconté son enfance à Roquebrune-sur-Argens, ses voyages, ses années à Paris, un “exil de 30 ans !”, son bonheur de revenir au païs, de modeler l’argile, de sculpter la terre cuite, de créer, de proposer ses poteries à L-Oubradou of the snoop qu’elle décore de ses œuvres et des photos d’André Abbe.Allez lui rendre visite !

Merci Lise ! Le bonheur vous va si bien !

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