Contenus photo et vidéo existants : 5 étapes pour faire mieux et moins cher

Tout commence par une personne qui fait du tri dans l’entreprise et met en avant l’envergure du problème.
Mais il y a 2 raisons derrière cette motivation :
Faire du rangement dans son contenu vidéo ou photo pour =
1) Réduire les coûts
2) Augmenter l’efficacité (temps de mise à disposition par exemple)
On peut y ajouter une notion de qualité. Mais la qualité c’est toujours sujet à interprétation, surtout lorsqu’on parle à des personnes plus artistes…
Chez Abbe Photo, nous sommes confrontés aux mêmes enjeux (coût, temps). Voici un retour d’expérience sur 5 étapes pour faire mieux et moins cher avec ses photos et vidéos. Dans l’ordre, nous allons voir comment :
1) Retrouver les pépites
2) Faire de la place
3) Préserver
4) Nourrir l’IA
5) Automatiser
Quelle est l'ampleur du problème du non rangement des contenus audiovisuels ?

Démarrer par un état des lieux est essentiel :
Combien de photos, vidéos, documents, présentations, interviews, supports vidéo de formation…?
Combien de contenus photo et vidéo sont réellement réutilisés ?
La deuxième question est probablement la plus intéressante : combien de contenus sont produits, puis utilisés une seule fois avant de disparaître dans un serveur, un NAS ou le Cloud ?
Sans aller trop vite, là on trouve déjà un retour sur investissement (ROI) intéressant : est-ce qu’il existe un pareto où 20% des contenus représentent 80% de l’utilisation de vidéo et d’image ?
Où se trouve la valeur dans ces collections de photos et vidéos ? Ce patrimoine audiovisuel et artistique représente souvent des années d’expertise, d’investissements et de savoir-faire.
Prenons l’exemple de Abbe Photo. Nous avons 100000 photos d’archive, mais également des vidéos et des textes. Ce sont les 50+ années de photos qui représentent la demande. Et parmi ces photos du monde entier, la Provence. Dans ces photos de Provence, des thématiques comme les femmes ou les traditions sont des archives photo qui intéressent. Donc notre pareto est là ! On va en reparler dans la suite de l’article.
Trier pour trier n’a aucun intérêt. Dans la suite de l’article, on prendra l’exemple de la Fédération Française de Tennis (FFT – Roland Garros) et l’erreur que nous les consultants avons commise…
Alors quelle est la condition pour assurer le succès d’un projet d’archivage ? C’est créer de la valeur pour les clients. Par client, nous entendons des utilisateurs internes à une entreprise ou bien des personnes extérieures (du simple lecteur B2C curieux au gros client B2B multinational).
Autrement dit : avant de demander « comment ranger ? », il faut demander « pour qui et pour quoi allons-nous réutiliser ces contenus ? »
Retrouver les pépites : Comment créer de la valeur à partir d'une archive ?
C’est d’abord produire du contenu à partir de photo et vidéo déjà existantes. Dans le cas de Abbe Photo, c’est sur Linkedin (www.linkedin.com/in/abbefrancois), Instagram (www.instagram.com/passadoc), Facebook (www.facebook.com/passadoc) ou Youtube (www.youtube.com/@provenceheritage). On recycle les textes, on réutilise les photos, etc.
Réutiliser ses archives pour l’événementiel fait sens. Pour Abbe Photo, nous avons bouclé le Festival Photo de Roquebrune 2026 (https://abbe.photo/festival-photo-roquebrune-2026-expo-3-photographes-62-ans-decart-meme-passion-pour-limage/) avec 100% de contenus déjà existants.
Raconter des nouvelles histoires ou créer de nouveaux supports de formation par exemple fait sens !
Donc dans la suite de cette article, nous proposons des méthodes simples pour arrêter de systématiquement créer de zéro et donc réduire le budget (temps, argent) pour la communication comme pour la formation (ce sont à mon avis deux grands domaines où on trouve de la production audiovisuelle en entreprise).
Mais tous les usages d’une archive ne se valent pas.
A titre d’exemple, la valeur est une fusée à étage avec du bas (peu de valeur) vers le haut (très grande valeur) :
– Peu de valeur (tout en bas) : des contenus gratuits numériques sur les réseaux sociaux Linkedin à destination des pros (www.linkedin.com/in/abbefrancois), Instagram (www.instagram.com/passadoc) et Facebook (www.facebook.com/passadoc) pour les fans de Provence et Youtube pour une audience internationale francophone et anglophone (www.youtube.com/@provenceheritage) par exemple.
– De la valeur : des infolettres (les emails restent le contenu marketing le plus rentable selon certaines sources qui mesurent même le ROI comme cette article https://www.litmus.com/resources/email-marketing-roi)
– De la valeur (juste au dessus) : des contenus gratuits physiques (des cartes postales et des posters, comme ceux réalisés avec BleuLemon décrits dans l’infolettre (https://abbe.photo/infolettre-raymond-depardon-pierre-collombert/)
– Beaucoup de valeur éphémère : des événements comme des rencontres (un soir) ou des expositions photo (quelques jours à plusieurs mois) ; le lieu a de l’importance. Par exemple, nous sommes fiers que l’exposition Femmes de Provence (https://abbe.photo/exposition-femmes-de-provence-d-andre-abbe/) ait eu lieu juste avant l’expo Robert Doisneau (https://www.ville-draguignan.fr/?p=95219). Nous y avons d’ailleurs présenté des vidéos d’interview, d’extrait de film, etc. Là encore, notre stock de contenu a joué un rôle fondamental.
– Des produits B2C payants : les livres Roquebrune en image (https://abbe.photo/produit/livre-roquebrune-en-images-la-vie-en-photos-dun-village-de-provence/) et Femmes de Provence (https://abbe.photo/produit/livre-photo-femmes-de-provence-andre-abbe/)
– Des produits B2B payants : un des 4 tirages photo numérotés et signés, tels que sélectionnés par BleuLemon (www.bleulemon.fr)
La vraie valeur d’une archive n’est donc pas seulement dans le fichier lui-même. Elle est dans le nombre d’usages que l’on peut encore en tirer.
En conclusion : l’entreprise peut créer une panoplie de contenus de communication ou de formation en se basant en partie sur des contenus existants.
Beaucoup d’entreprises s’appuient sur les contenus audiovisuels, pourtant l’audiovisuel n’est pas leur cœur de métier. Reste à mieux valoriser des années de photos d’événements, des vidéos de démonstration, des interviews d’experts, des webinaires, des formations, des présentations, des témoignages clients (de loin le genre de contenu le plus valorisable), des reportages.
Quel investissement a représenté la production de ces photos et vidéos ? Pour quel ROI ?
Le budget marketing d’une entreprise représente 7,7% du chiffre d’affaires des entreprises, selon une étude Gartner (https://www.gartner.com/en/newsroom/press-releases/2025-05-12-gartner-2025-cmo-spend-survey-reveals-marketing-budgets-have-flatlined-at-seven-percent-of-overall-company-revenue). Donc une entreprise investit plusieurs centaines de milliers voire plusieurs millions d’euros par an dans son marketing.
Pourtant, une grande partie de son patrimoine photo et vidéo n’est utilisée qu’une seule fois avant d’être oublié ! Notre objectif est donc de faire mieux…
Combien coûte réellement ce gaspillage ?
Avant de planifier un nouveau tournage ou une nouvelle séance photo, un inventaire permet déjà d’y voir clair :
– Les contenus qui n’ont jamais été utilisés ou bien une seule fois
– Les contenus qui pourraient être utilisés dans un autre contexte
– Les contenus toujours d’actualité
En 2006, nous avions identifié pour une chaîne d’info continue que 20% des contenus diffusés provenaient directement de l’archive vidéo.
Quel est le % de réutilisation de contenu dans votre entreprise aujourd'hui ? Combien de photos et vidéos dorment sur les serveurs de votre entreprise (ou le Cloud) ?
Les entreprises disposent souvent d’une véritable mine d’or éditoriale… qu’elles ignorent.
Faire de la place : Pourquoi supprimer et trier ses contenus photo et vidéo ne suffit pas ?
On doit garder en tête la valeur ajoutée pour le client final (encore une fois un simple lecteur ou utilisateur interne peut être le client). Ce destinataire de la communication veut de la valeur.
Nous devons produire de nouveaux contenus pour le lancement du produit
Il existe une variante : « on lance cette com’ à la rentrée ».
On va commencer par se poser la question : quel contenu est-ce qu’on a déjà en stock ? On peut s’appuyer sur les archives et les retravailler (à la main, via une IA, les deux).
Le premier cas d’école c’est Abbe Photo. Nous gérons un fonds de plus de 100000 photos réalisées par André Abbe depuis les années 1970. Pendant longtemps, certaines images sont restées invisibles. Ce n’était pas un manque d’intérêt (ou de valeur). Mais simplement parce qu’elles n’étaient pas accessibles.
Nous avons mis en place un plan de préservation. Depuis 2014, nous les numérisons, les documentons, les classons et les republions.
Si votre entreprise dispose de contenu audio, photo ou vidéo déjà numérisé, le sujet est le même : sans les métadonnées (quoi, qui, quand, où, etc.), c’est rechercher une aiguille dans une botte de foin !
Le bilan pour Abbe Photo : des photographies vieilles de cinquante ans trouvent aujourd’hui une nouvelle audience.
Préserver : Votre contenu vidéo ou photo est-il vraiment exploitable ?
La nature a horreur du vide ! Beaucoup d’entre nous conservent « au cas où ».
Une anecdote : mon père avait gardé des centaines de cassettes de rush de tournage vidéo dans le garage. Quelques années après son départ à la retraite, il a décidé de jeter une cassette par jour dans la poubelle de la cuisine. L’effort nécessaire pour sauvegarder ces contenus dépassait largement le bénéfice théorique d’avoir accès à ces images dont le contenu est difficile à évaluer.
Après 12 ans de recul de Abbe Photo, le plus gros travail n’est pas de numériser les 100000 photos (c’est sous-traité, ça demande du budget). L’essentiel de l’effort est passé à enrichir ces fichiers des informations fondamentales : où, qui, quand… et même pourquoi ?
Grâce à ces précieuses infos (les métadonnées), votre entreprise peut pleinement exploiter ces contenus (dans les étages de la fusée).
Cette analogie parle d’elle-même : une vidéo retrouvée sans contexte, c’est comme une boîte de clés sans étiquette. On sait qu’il y en a une qui ouvre la bonne porte. Mais quelle porte ?
Est-ce que le stockage ou l'outil logiciel sont déterminants pour valoriser les archives d'une entreprise ?
Stockage et outils logiciels sont des moyens. Mais le vrai sujet, c’est la mémoire. L’enjeu est donc d’enrichir ces contenus des données fondamentales pour pouvoir retrouver ce contenu. Sans cela, ce n’est pas de l’archivage mais du gaspillage !
En 2012, nous défendions un budget auprès de la Fédération Française de Tennis (FFT / Roland Garros) pour faire l’acquisition des fondations d’un gros système informatique. Bilan : le conseil d’administration a refusé l’investissement. Comment défendre un tel budget informatique aujourd’hui ? En mettant en avant les produits proposés, la valeur ajoutée pour les clients internes et externes, le ROI, etc.
Votre entreprise pourra-t-elle encore ouvrir ses photos dans 20 ans ?
La préservation des archives numériques reste un sujet central. L’UNESCO nous alerte : « les documents audiovisuels ne survivront que quelques décennies, et la durée de vie des objets numériques ne dépasse pas dix ans en moyenne. » (https://www.unesco.org/fr/ifap/information-preservation)
Parce qu’il suffit de retrouver un vieux CD gravé ou une clé USB « très importante » pour comprendre que le temps ne fait pas que vieillir les fichiers… il les fait aussi disparaître. Ou bien les fichiers sont toujours là, mais plus personne ne sait ce que c’est.
L’enjeu demeure : pérenniser les photos et vidéos.
Préserver ne consiste donc pas à empiler des téraoctets. Préserver, c’est préparer les usages futurs. Justement, au-delà des deux types d’usages humains internes et externes classiques, il y a l’usage par les algorithmes (IA).
Nourrir l'IA : Comment préparer vos photos et vidéo pour l'IA ?
Imaginez simplement demander à une IA : « Retrouve la vidéo où notre fondateur explique notre vision. » ou « Quels sont tous les contenus que nous avons produits sur ce sujet ? »
Le problème, c’est que l’IA ne fait pas de miracles ! L’IA n’est pas capable d’interpréter que le fichier IMG_4837.jpg représente votre meilleur client. L’IA ignore que cette vidéo tournée il y a huit ans contient l’interview de votre fondateur.
Nos 100000 archives Abbe Photo sans date, sans lieu ou sans nom ressemblent à un album de famille dont toutes les légendes auraient disparu !
Dans les entreprises, c’est exactement la même chose. L’IA ne valorise pas vos contenus. Elle valorise les contenus qu’elle comprend.
On en revient à la nécessité d’obtenir ces métadonnées : Où ? Quand ? Qui ? Pourquoi ?
Donc avant de lancer un grand projet IA, posez-vous cette question : Vos contenus sont-ils prêts à lui répondre ?
Là encore, le choix d’un outil d’IA est secondaire. La priorité c’est d’être capable de lui fournir un jeu de données cohérent.
D’autre part, penser que l’IA va régler le problème de l’enrichissement en métadonnées est faux, voire dangereux !
Faites le test : avant de programmer une nouvelle séance photo ou un nouveau tournage à la rentrée, ouvrez un dossier de contenu au hasard. S’il n’y aucune métadonnée (nom de dossier et de fichier, balises IPTC, etc.), alors il y a un chantier plus rentable que vous ne l’imaginez. 😉
Alors posez-vous la question : Quelle est l’archive la plus ancienne que votre entreprise est encore capable d’exploiter aujourd’hui ?
Automatiser : Quelle est la tâche la plus chronophage pour vos équipes ?
Une solution pour passer moins de temps sur ses contenus audiovisuels quand son vrai métier n’est pas l’audiovisuel : l’automatisation. Nous parlons volontairement d’automatisation et non d’IA car ce sont des tâches simples : renommer des fichiers, chercher un contenu, envoyer toujours le même document, reclasser des fichiers, dupliquer des métadonnées.
Chez Abbe Photo, chaque minute passée à chercher une information est une minute qui n’est pas consacrée à raconter une histoire autour de nos 100000 photos d’archive.
Le constat est le même dans toutes les entreprises. Il est donc nécessaire d’identifier les tâches absurdes qui font râler les collaborateurs, qui empêchent de produire plus. Ce sont de manière générale les plus faciles à automatiser.
Comment commencer simplement à automatiser des tâches répétitives ?
La logique est simple : identifier un irritant qui draine 80% du temps gaspillé pour seulement 20% de valeur (pareto!). Cette démarche permet entre autre de justifier (ROI) de s’intéresser aux archives audiovisuelles, de manière pragmatique.
L’automatisation n’a pas vocation à remplacer les équipes. Elle sert surtout à leur rendre le temps qu’elles perdaient sans même s’en rendre compte. Et ça, c’est un investissement qui rapporte dès le premier jour.
Pour résumer ce que nous voyons dans cet article
Réaliser des économies sur les contenus audiovisuels de manière intelligente ne consiste pas simplement à supprimer des fichiers. Il s’agit surtout de mieux utiliser ce qui existe déjà.
Donc en résumé, on va se poser la question : avant de dépenser pour produire image ou vidéo, quel contenu dort dans les archives numériques.
Vos archives sont une mine d’or. Mais comme dans toutes les mines, la clé c’est de trouver l’or !
Conclusion : par où commencer ?
A l’heure de l’agilité en entreprise, rappelons un des quatre préceptes du manifeste agile : Les individus et leurs interactions plus que les processus et les outils. Donc commencer pour changer de stockage ou d’outil est bien souvent l’approche prise en entreprise. Mais le sujet de fond subsiste : comment réaliser des économies et mieux valoriser les archives ? Si un outil pouvait répondre à ces deux besoins, ce serait formidable ! Mais non l’enjeu reste humain !
Pour conclure, l’étude du Boston Consulting Group (https://web-assets.bcg.com/a5/37/be4ddf26420e95aa7107a35aae8d/bcg-wheres-the-value-in-ai.pdf?src_trk=em67b6735fb0f155.105937271451277528) explique : « lorsque les entreprises s’engagent dans une transformation numérique ou liée à l’intelligence artificielle, elles doivent consacrer 70 % de leurs efforts et de leurs ressources aux compétences humaines, 20 % à la technologie et 10 % aux algorithmes. »
L’humain a de beaux jours devant lui, nos archives audiovisuelles aussi !
Pourquoi Abbe Photo est un allié puissant pour mieux valoriser ses contenus audiovisuels ?
Car depuis j’accompagne les groupes médias depuis plus de 20 ans. Aujourd’hui c’est ce même service qui est proposé aux entreprises dont l’audiovisuel n’est pas le cœur de métier : réduire les coûts et augmenter la valeur.
L’objectif est simple : aider les entreprises dont l’audiovisuel n’est pas le cœur de métier à réduire le coût de leurs productions et à augmenter la valeur des contenus qu’elles possèdent déjà.

