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La Gazette de Passadoc – N° 111

L'hebdo 111

Le parapluie des bergers

De toute évidence, celui qui abrite les hommes, les chiens et l’âne est un pando !

Photo André Abbe

Un pando ? Qu’es aco ? Vieille de près d’une centaine d’années, c’est la marque* d’un vaste parapluie que possèdent tous les bergers… ou presque. Il les protège de la pluie, du vent, de la foudre ; quand arrivent les mois chauds de l’été, il devient parasol.

Ses particularités :
– 1,25 m de diamètre,
– 9 baleines en rotin,
– 1 mât de belle dimension en hêtre tout comme le pommeau dont la forme arrondie permet une bonne tenue en main, une main qu’on peut ainsi glissée dans une poche quand il fait froid.
– une toile bleue en coton, doublement tissée serrée, extrêmement résistante, aujourd’hui résinée. Auparavant, il fallait attendre trois ou quatre grosses pluies pour que les fils de coton se resserrent fortement et deviennent imperméables.
– les indispensables parties métalliques sont en laiton.

Au début XXe siècle, dans la vallée d’Ossau, les bergers et leurs moutons en transhumance faisaient souvent halte à Pau. Ils en profitaient pour acheter, réparer ou changer la toile de leur parapluie qu’ils gardaient quasiment toute leur vie !

Texte Jeanne Monin

* Information, hors de toute publicité. La maison Pando, installée dans le Béarn, est la seule en France à produire artisanalement ce parapluie.

Bien à l’abri sous le robuste parapluie, bêtes et bergers attendent la fin de l’averse…
André Abbe apporte quelques précisions sur l’âne, animal si souvent décrié alors qu’il est si proche de l’Homme dans bien des domaines :

La saumo, qu’es aco ?
C’est l’ âne bien entendu mais ce peut être aussi le mulet ou la mule, produits de l’union d’un âne et d’une jument et le bardot né de l’accouplement d’un cheval et d’une ânesse.
 
De plus petite taille que le mulet, le bardot était présent dans les exploitations situées en montagne. J’ignore s’il naît encore des bardots de nos jours.
 
Les mulets provenaient autrefois du village de Seyne-les-Alpes (entre Digne et Barcelonnette).
 
La saumo (ou sauma) est aussi une personne particulièrement bornée dans l’argot roquebrunois !
  • Les échos de la semaine
    À l’aveuglette…
    Saint-Julien-le-Montagnier
    Guy d’Arco, artisan pêcheur
    Vivent les femmes
    Les vêpres marseillaises
 
  • On soutient Passadoc !

À l'aveuglette...

Photo Claude Boyer

“Dans les trains, je demande toujours une place fenêtre pour jouir des paysages qui défilent”.

Pour une fois, je voyageais en première dans le TGV parti de Paris à 17h18. Le billet coûtait à peine plus cher que celui de seconde.
 
Dans les trains, je demande toujours une place fenêtre pour jouir des paysages qui défilent.
 
Hélas, ce jour-là la vitre était tellement sale que je ne voyais pas grand chose de l’Île-de-France en fin d’après-midi.
 
Je me suis demandé pourquoi la SNCF ne faisait pas donner un coup d’éponge sur les vitres de ses wagons mais je me suis dit pour finir qu’elle devait avoir d’autres priorités.
En effet, dans mon compartiment j’étais le seul à essayer de profiter de la vue. Tous les autres consultaient leur téléphone portable ou tapaient sur leur ordinateur.
 
À quoi bon nettoyer les vitres puisque il n’y a plus personne pour regarder à travers ?
Texte et photo A. Abbe

Saint-Julien-le-Montagnier

Une idée de promenade maintenant que les beaux jours reviennent. Il y a même des tables et des bancs pour pique-niquer !

Sept photos Claude Boyer.

Jean-Jacques Murat
L’iero de la Gourdano/ l’iera de la Gordana : se vei ben que caladada (bessai amb d’amiras) sus aquesta iera se batiá lo blad, la civada ; mai aquesta Gordana nom d’ostau o nom de luec vengut de la toponomia.

On voit bien qu’ainsi empierrée (peut-être même avec des repères cardinaux) sur cette aire on battait le blé, l’avoine ; mais cette Gourdane nom de la famille (propriétaire du lieu) ou un nom de lieu toponymique.

Guy d'Arco, artisan pêcheur

Pour Guy d’Arco, il n’y a pas plus beau métier que celui de la pêche.

Il aime la nature et “quand on aime la nature on se doit de la protéger” souligne-t-il.

Jamais il ne se lasse de la beauté du large, des levés de soleil flamboyants, des pleines lunes argentées, des dauphins taquins qui jouent près de son pointu.

Pendant de longues années il a dormi à bord de son bateau contemplant la voûte céleste et les étoiles qui scintillent tout là-haut. Ce rapport à l’univers le remplit d’une incroyable et indéfinissable quiétude. C’est avec humilité qu’il remercie la mer et notre terre nourricière. La pêche c’est le respect de toute forme de vie.

Patricia M. Renoux

Vivent les femmes...

Photo A. Abbe

Chaque 8 mars, la Journée des droits  des femmes nous rappelle qu’en France elles ne votent que depuis 1945….

Que jusqu’à une date récente elle devait “suivre son mari” quand elle se mariait et que le patron dans la famille c’était lui.

Avec le mauvais esprit que vous me connaissez, je me dis que depuis que les hommes ont le droit de déclarer qu’ils sont femmes, les “vraies” femmes connaissent de nouvelles conditions d’inégalité. Elles doivent accepter des hommes dans des lieux qui leur étaient autrefois réservés, elles doivent accepter leur concurrence dans les épreuves sportives.

Pour l’instant seules les femmes sont en mesure de mettre au monde les enfants et les femmes autoproclamées ne pourront rien y changer.

André Abbe

Je n’aime pas cette journée dite “des droits des femmes”. Pendant 24 h, on cite des cas… on propose des solutions qui vont résoudre tous les maux ! C’est promis !

Seulement le lendemain, on passe à autre chose… Oublier l’excision des petites filles, les mariages forcés, le “à travail égal, salaire égal” [parce qu’au XXIe siècle, on en est encore là !],  etc.
Tout sera en ordre le jour où on n’aura plus besoin de cette journée noyée au milieu d’autres thèmes plus ou moins sérieux. J’ai relevé sur un site :
–  4 mars : Journée internationale du Tennis.
–  8 mars : Journée internationale des Femmes.

– 11 mars : Journée internationale de la Plomberie.

Jeanne Monin

Jean-Pierre Violino
Sacha Guitry disait qu’il était contre les femmes… et vite il précisait : tout contre !

 
Jeanne Monin
Tandis qu’Aragon affirme lui que “La femme est l’avenir de l’homme”.
 (Extrait du recueil de poèmes “Le fou d’Elsa”).
 
 

François Abbe
Entre le tennis et la plomberie, pas mal ! Moi ça me plaît ces journées…

C’est un peu comme Noël, pas obligé d’attendre le 25 décembre pour faire un cadeau.

Les vêpres marseillaises

Photo André Abbe

Ce nom fait référence aux “Vêpres Siciliennes” quand en 1282, les Français installés en Sicile sont massacrés et chassés de l’île.

 

On soutient Passadoc... et Abbe Photo