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La Gazette de Passadoc – N° 69

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  • Les QUIZ !
  • On raconte un peu… beaucoup… passionnément !
    La montagne Sainte-Victoire… Un dimanche à Goult… Les moyens de communication “radio” en 1940… Le quartier d’Anthéor à Saint-Raphaël… Le conservatoire des terrasses de cultures… Le moulin de Jérusalem…
  • Quelques images d’ici… de là… d’un peu plus loin…
  • La bibliothèque de Passadoc.
  • Passadoc… Mieux que les médocs !
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Giselle Penat-Laborde

La montagne Sainte-Victoire

Plusieurs itinéraires permettent d’accéder à un prieuré (XVIIe) et à une croix monumentale de 19 m de haut visible à des kilomètres à la ronde, appelée “croix de Provence”.

De cet emplacement, le point de vue est superbe. On découvre un panorama sur les montagnes provençales et les plaines vallonnées du pays d’Aix. Une route fait le tour du massif et permet de visiter les petits villages dominés par la paroi abrupte de la montagne, tels que Rousset, Beaurecueil, Vauvenargues, etc.

 Le village du Tholonet possède un château qui date du XVIIIe et les arches ruinées d’un aqueduc romain. Juste après, commence le parc départemental de Roques-Hautes, qui protège le versant ouest de la Sainte-Victoire. Saint-Antonin-sur-Bayon est dominé par une grande bastide du XVIIIe siècle. 

Sur un petit plateau, à proximité, se trouvent les restes de l’oppidum du Bayon. Le point culminant du massif est le pic des Mouches (1011 m), l’un des plus hauts sommets du département des Bouches-du-Rhône. Puis à l’est, ce sont Puyloubier (Bouches-du-Rhône) et Pourrières (Var), entourés de vignobles.

Au pied du versant nord de la Sainte-Victoire, s’étire le petit village de Vauvenargues. Son château, grande bâtisse carrée des XIVe et XVIIe siècles, s’isole sur une butte. Il fut acquis en 1958 par Picasso, qui a été inhumé dans le parc. Depuis 1983, une partie du massif de la Sainte-Victoire (6 525 ha) est classée. Malgré un incendie qui a ravagé sa face sud en août 1989, la montagne Sainte-Victoire reste un lieu de promenade et d’escalade.

Plusieurs peintres ont pris la montagne Sainte-Victoire pour sujet notamment Paul Cézanne qui l’a immortalisée dans une soixantaine d’œuvres, mais aussi Vincent Van Gogh, Auguste Renoir, etc.

Sources : D’après le site de l’office de tourisme d’Aix-en-Provence et Wikipédia

Sainte-Victoire-ensemble

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Philippe Levieux

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Un dimanche à Goult…

Promenade dans les ruelles de Goult (Vaucluse). Vous vous baladerez avec plaisir dans ses petites rues, après avoir passé l’église, vous tomberez sous le charme de ses passages voûtés, ses arcades et portes anciennes.
Vous y découvrirez les vestiges d’anciens remparts ainsi que le château de la famille d’Agoult émergeant de la roche (propriété privée qui ne se visite pas). De grandes places ombragées de micocouliers centenaires vous accueilleront pour vous faire partager la douceur de vivre bien provençale qui règne à Goult.

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Le conservatoire des terrasses de cultures

… un espace de 5 hectares superbement préservé pour montrer aux contemporains comment nos anciens tiraient parti de la nature et s’y adaptaient.

En empruntant le chemin de la Roche-Redonne ou Carredone, plein sud à partir du Moulin, après quinze minutes de marche, vous déboucherez sur le Conservatoire des Terrasses de Cultures s’étageant sur cinq hectares. La Borie, la Citerne, l’Aiguier, en sont quelques points remarquables.

Ces terrasses – nommées par les provençaux “restanques” ou “bancau” – ont été construites dans un amphithéâtre naturel, protégé du mistral et du gel par son exposition plein sud, à proximité du village. Elles étaient un appoint aux terres cultivées de la plaine, fertiles mais inondables.

Les cultures en terrasse associent l’eau, la terre et la pierre.
– L’eau, qui irrigue par infiltration et dont on maîtrise le ruissellement par le captage dans des aiguiers.
– La terre, qui en s’accumulant, enrichit et amende les sols.
– La pierre, retirée du sol, permet des constructions caractéristiques d’assemblages en pierre sèche.

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Le moulin de Jérusalem.

Reconnu comme le plus ancien moulin de Goult, le moulin de Jérusalem se trouve en haut du village. (Il y a eu deux moulins à vent à Goult).

Celui-là figure dès 1750 sur le cadastre, où il porte le nom de Tré Casteau (hors du Château) ; puis en 1806 dans l’inventaire des biens du marquis de Donis. Il prendra ensuite le nom du quartier où il se trouve. Il fonctionnera jusqu’aux dernières décennies du XIXe siècle.

Après la Seconde Guerre mondiale, il reprend vie en accueillant l’Institut Géographique National pendant environ 50 ans. La commune récupère la propriété du moulin en 1990 et d’importants travaux de restauration sont faits pendant quelques années pour que ce dernier retrouve son aspect d’antan.

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Philippe Natalini

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Les moyens de communication “radio” en 1940

Durant la Seconde Guerre mondiale, pour la résistance et les services spéciaux, la radio est “le” moyen de communication longue distance, pratique car des centaines de kilomètres séparent les différents groupes de résistance et Londres, d’où proviennent les ordres.

Ces radios ont une portée variant de 800 à 1 500 km. La radio est aussi un moyen pratique pour transmettre des messages en audience large grâce aux émissions régulières, ou à un destinataire précis grâce aux codes. C’est pour ces différentes raisons que la radio s’est très rapidement imposée comme un des moyens de communication les plus efficaces pour fournir les ordres et communiquer renseignements en temps réel.

Malgré tout, le travail de l’opérateur radio reste très dangereux ; au début de la guerre, on perd un opérateur radio sur deux ; à la fin, ce chiffre passe à un sur quatre. Il est estimé que la durée de vie d’un opérateur radio est d’environ 7 mois …

Malgré de nombreux inconvénients, la radio fut extrêmement utilisée. Pour permettre une plus grande efficacité de ce mode de communication, des progrès technologiques de miniaturisation et d’augmentation des performances sont réalisés tout au long de la guerre. Au départ, les radios font à peu près la taille d’une valise, comme la MK1 utilisée dès 1941 et pesant 13 kg. La même année, va être développée ce que l’on appelle la radio-biscuit, car elle fait la taille d’une boîte … à biscuits. Elle pèse encore lourd : presque 8 kg.

Ce n’est qu’en 1943 que l’on développe une radio véritablement légère et discrète, l’OP3 : 800 g avec une taille de 12 x 17 cm ; elle est parfaite pour la Résistance car elle fonctionne sur pile et a une autonomie de 35 heures. La RB2 de la même année est encore plus facile à transporter avec son poids et sa taille minis : 500 g pour 14 x 11 cm. Grâce à son antenne de 10 m elle permet d’émettre jusqu’à 1 500 km.

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1943… Le quartier d’Anthéor à Saint-Raphaël

Durant la Seconde Guerre mondiale, le quartier d’Anthéor, commune de Saint-Raphaël (Var), constitue un point stratégique vital pour l’armée d’occupation allemande.
En effet, le viaduc ferroviaire d’Anthéor permet le transport et l’acheminement d’hommes et de matériels entre Marseille, Nice et l’Italie.

Ce point vital, identifié comme tel par les alliés, devient dès lors une cible, et sa destruction un objectif à atteindre… Ainsi, entre septembre 1943 et août 1944, le site sera bombardé à 12 reprises, sans succès puisque l’ouvrage, bien que fragilisé, ne subira que des dégâts mineurs. Mais les conséquences collatérales de ces imprécis bombardements seront d’ampleur, car d’Anthéor à Agay, tout est quasiment détruit.
Ce n’est que le 15 août 1944, que les bombardements aériens puis le pilonnage naval préparatif au débarquement des troupes du 1/141st IR sur cette petite plage, viendra à bout de deux des piles du viaduc.

Pour plus de précisions sur ce viaduc et cette période, je vous conseille la lecture de l’excellent ouvrage “Mémoires du Viaduc d’Anthéor 1859-2019” d’Alain Dubreuil.

Claude Boyer

Mon père est entré à la SNCF (“à la Compagnie”, comme on disait alors) en 1942, il avait tout juste 18 ans.
Alors qu’il était de service au poste d’aiguillage du km 172 (distance depuis Marseille) c’est-à-dire à Anthéor, il a vu arriver un groupe de maquisards qui lui ont dit :
Fous le camp petit, ça va chauffer !
Il ne se l’est pas fait dire deux fois et alors qu’il courrait le long de la voie vers Saint-Raphaël, il a entendu les avions puis le fracas du bombardement.
Crois-moi, je me suis pas retourné et j’ai jamais couru aussi vite de ma vie, m’a-t-il confié..

Hélas, les témoins de cette époque disparaissent peu à peu comme ont tous disparus ceux de 1914-1918. D’ici une dizaine d’années, les deux conflits mondiaux du XXe siècle seront aux yeux de la jeune génération ce qu’ont été les guerres napoléoniennes pour nous et ne seront plus que des évènements de l’Histoire…
Ma génération a eu le privilège de côtoyer des témoins de ces deux guerres, voilà pourquoi elle est plus sensibilisée à ces évènements. Quand je raconte à mes petits-enfants que mon grand-père que j’ai connu et qui est décédé en 1982 a été blessé en 1917, ils me regardent avec des yeux ronds qui semblent dire :
– Mais tu es aussi vieux ?…
Forcément, ils sont tous nés après l’an 2000…

Giselle Penat-Laborde

Pour la petite histoire : anecdote liée au bombardement du pont d’Anthéor ce 15.08.1944, ressenti à Roquebrune-sur-Argens, certainement déjà contée sur la page d’André et/ou Passadoc, qui ressortissait souvent lors des repas de famille quand les générations de nos aînés parlaient de leurs souvenirs et faits d’armes durant les 2 guerres et heureusement oui qu’ils le firent, car maintenant cela revient presque à évoquer des temps très anciens, pas encore dans l’Antiquité ni le Moyen-Âge mais pas loin …- désolée pour ces répétitions radotantes dues aussi à mon âge certainement …

Mon grand-père paternel avait eu un cochon handicapé dans la dernière portée de la truie, avant que tout ce petit monde n’aille engraisser la panse des occupants – ce porcelet, qui se traînait sur un jambon n’avait de toute évidence pas plu aux Allemands et les nazis n’aimaient pas, on le sait les handicapés, qui finissaient mal en général …

Épargné miraculeusement ou par quelque stratagème de mon grand-père paternel, qui n’en était pas à son premier coup fumant pour emm… les Allemands (à ses risques et périls, il faut bien le dire) surtout les derniers qui avaient bruyamment tout réquisitionné dans la maison, quand cela commençait sérieusement à sentir le roussi pour Hitler après Stalingrad et le recul des troupes sur tous les fronts, ce cochon “oublié” mais chouchouté par mon grand-père, grandit et grossit malgré son handicap.

Après le bombardement, notre super cochon, se redressa sur ses 4 pattes – mon grand-père le retrouva le 16 au matin, déambulant tranquille, fier comme Artaban après le bombardement, il n’en croyait pas ses yeux !! … onde de choc qui fit que le pépère se releva et retrouva l’usage de tous ces membres …

Certes le jambon ne fut pas très consommable car trop tuméfié de toute évidence. On le tua pour fêter la Libération. Bombardement d’Anthéor inoubliable dans la famille !

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Quelque part en Occitanie…

Peut être une image de 4 personnes, personnes assises et océan

Bon appétit les Passadociens !.. Pascale Fernandez et Alain Cathala déjeunent avec Marie-Odile Beraud et Claude Boyer

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Alain Cathala

Collobrières

La Chartreuse de la Verne

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Les Issambres

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Gilles Barattini

Fréjus

Quelques images de “La Bravade”…

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EN VENTE ICI !

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