ASSOCIATION ABBE PHOTO

La Gazette de Passadoc – N° 96

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  • Un quiz !
  • On raconte un peu, beaucoup, passionnément… La cueillette des olives…
  • Du côté de Abbe.Photo Le francique
  • La bibliothèque de Passadoc

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Giselle Penat-Laborde
8 litres au 100, c’est effectivement un peu maigrichon.
Si plus de 20 litres en 2021, les oliviers doivent être dans leur phase “restriction” cette année, sans compter que la météo n’a pas dû spécialement être favorable à la production d’olives.

Prochain sujet de conversation avec mes agriculteurs-producteurs sur le marché de Draguignan !
Se renseigner sur la santé des oliviers et sur la production annuelle d’olives !
Prendre la température ; ils sont toujours heureux qu’on s’intéresse d’ailleurs à leur travail et à l’ensemble de leur production (fruits, légumes, olives …). Chose naturelle chez moi car je n’oublie jamais mes origines paysannes.

Souvenirs aussi du ramassage des olives avec mon grand-père qui avait quelques oliviers sur les parcelles de Sainte-Anne à Roquebrune. Ces arbres avaient survécu au gel de 1956. Et par la suite, on ne les ramassait plus d’ailleurs. Histoire de moulin certainement pour une trop petite quantité. On faisait par contre encore des bocaux d’olives en saumure.

Que de souvenirs en voyant ce fameux sac étendu…
Toujours de belles photos et de délicieuses madeleines de Proust…

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La cueillette des olives…

Claude Boyer se souvient

[…] Le lendemain de notre arrivée nous allions à pied aux oliviers, mon père poussant le charreton avec le matériel et le repas de midi. Une fois sur place ma mère nous installait ma sœur et moi sur une couverture. J’avais la garde de ma cadette qui commençait à marcher et aurait tôt fait de s’échapper et de se blesser, le terrain étant à flanc de colline et les faïsses d’une bonne hauteur.

[…] J’aimais bien aller au moulin, je me souviens encore de l’odeur suave et odoriférante qui y régnait.

Clic… voici toute l’histoire.

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Le francique

Le francique ? Qu’es aquò ? C’est une langue parlée en Lorraine, dans une partie de l’Alsace et de l’Allemagne.

André Abbe raconte – en provençal ! – un peu de l’histoire des langues régionales en France.

Clic ! On écoute…

Giselle Penat-Laborde
Un plaisir que de retrouver André au pupitre.
[…] Une bonne immersion en “lengo nostro” et l’occasion aussi de revoir quelques visages roquebrunois parmi nos voisins muyois. L’occasion aussi d’un peu réfléchir sur l’avenir de nos langues régionales, car pour reprendre Francis Cabrel : “Les langues régionales sont victimes d’un génocide culturel”.

J’ai “fréquenté” de très près le “francique” (le francique luxembourgeois/Lëtzebuergesch, d’ailleurs langue officielle du Grand Duché de Luxembourg avec l’allemand et le français, le francique mosellan/Moselfränkisch, tant en Lorraine que dans les Länder allemands de la Rhénanie-Palatinat et de la Sarre, le francique rhénan/Rheinfränkisch …) et l’Alsacien bien entendu. Je les comprenais pas trop mal à l’époque.
[…] À noter pas mal de différences d’ailleurs dans tous ces parlers dialectaux, déjà en Alsace, où il existe plusieurs aires linguistiques et où le dialecte (historiquement parlant et si on est très pointilleux) n’est pas vraiment l’alsacien : il s’agit soit d’alémanique (au sud de l’Outre-Forêt) soit de francique (au Nord de l’Outre-Forêt), deux langues parlées par les Alamans et les Francs, deux peuples qui ont envahi l’Alsace au Ve siècle. Le terme “alsacien” n’est apparu en France qu’après 1870 et après le rattachement de l’Alsace à l’empire allemand.

Si l’on ne veut pas utiliser les termes “alémanique” et “francique”, il convient de parler d’ “elsässerditsch” (allemand alsacien ou d’allemand parlé en Alsace) de même qu’en Suisse alémanique on ne parle pas le suisse mais le “schwitzerdütsch”.
En fait, ce qu’on appelle couramment l’alsacien n’est qu’une forme orale de l’allemand parmi d’autres (le badois, le bavarois, le saxon…) dont la forme écrite est le “hochdeutsch” ou allemand moderne – (explications données par des connaissances alsaciennes et figurant également sur quelques sites alsaciens). Je fus certes plus sensible et ouverte au “francique” qu’au bavarois !

Quelques errances sur des chemins éloignés de la Provence et du provençal…

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EN VENTE ICI

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C’est facile !

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