ASSOCIATION ABBE PHOTO

La Gazette de Passadoc – N° 84

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  • L’expo. “Femmes de Provence” et l’assemblée générale de Passadoc
  • Les articles de la semaine
    La chemise “conjugale”…
  • On raconte un peu, beaucoup… passionnément !
    Les vendanges… Martin Bidouré… 1944-Menton est coupée du monde extérieur… À Saint-Mandrier... La Provence… Saint-Honorat… Les deux chapelles de Montpellier… Vive les bains de mer à Palavas !… Ça bouge à Alet-les-Bains…
  • Vagabondages…
  • Photos d’hier
  • La bibliothèque de Passadoc

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Claude Boyer

La chemise “conjugale”

Coupée dans une toile assez rustre, elle ne devait pas faciliter les rapports entre conjoints, tel était le costume de nuit barbare de nos aïeux.

C’est au XVIIIe siècle que les sœurs pudibondes des couvents inventent la “chemise conjugale” destinée au trousseau de leurs jeunes pensionnaires prêtes à marier.

Selon Anatole France, cette chemise de nuit eut différents noms tels que “chemise du père La Pudeur”, “chemise à faire un chrétien” ou “chemise parisienne“. Elle était dotée d’une ouverture qui permettait aux époux d’assurer la descendance sans pour autant dévoiler les “parties  honteuses“…

Émilie Carles en fait mention en parlant de son père dans son roman autobiographique “Une soupe aux herbes sauvages
Il appartenait à cette génération qui avait connu les longues chemises de chanvre que l’on ne quittait jamais, même entre époux, même au moment de faire l’amour… Un trou, “le pertuis”, pratiqué à hauteur du bas-ventre permettait de procéder aux opérations nécessaires sans jamais dévoiler le corps“.

Clic ! La suite est à cette page.

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François Abbe

Les vendanges

Une photo d’André Abbe qui a provoqué plus de 40 commentaires !

Embouteillages sur une route de Roquebrune-sur-Argens ? Non… Attente à la porte de la coopérative vigneronne pour la pesée des récoltes. Aujourd’hui la coopérative a disparu. Il ne reste que la façade… et une montagne de souvenirs !

Si l’attente se prolongeait, on descendait des tracteurs… on parlait métier et difficultés… le rendement, les prix, les impôts, les saisonniers… On prenait des nouvelles :
– Ça va ton frère ? Il est où en ce moment ?
– Oh lui tu sais, toujours pareil.
On n’insistait pas… on savait que Louis ne reviendrait pas travailler à la vigne ; il préférait la musique, la batterie et la bohème avec les copains.

– Et toi, ton père ?
– Ben lui aussi, toujours pareil… il est plié en deux, le dos cassé à force d’avoir hotté pendant des années. Y a des jours, il souffre le martyre… mais il dit rien, il ne se plaint pas, il serre les dents… tu le connais…
– Tu lui donneras le bonjour.
– Manquerai pas…
– Allez… À bèn lèu !

Peu à peu, on avançait vers l’entrée de la coop… et André Abbe, jamais lassé, prenait des photos !

Texte : Jeanne Monin

Sabine Avois
– Je suis heureuse d’avoir connu cette époque… Une odeur particulière parfumait le principal axe de la traversée du village… Une odeur que je n’oublierai jamais dans la lumière de septembre… Beaux souvenirs…

Patricia Jouve
– L’odeur de la rache (grappes pressées) quand on suivait les charrettes à vélo ! Les souvenirs olfactifs sont les plus durables.

Jean Paul Dubroca
– Mon grand-père Brunel a dû connaître la coopérative ; il est né en 1902 à Roquebrune.

Sébastien Perrin
– En deuxième position, c’est mon grand-père Louis Perrin : bras croisés, il attend son tour à la bascule…

Marie Martin
– Louis Perrin… La chemise à carreaux, la casquette, et la patience… Comme mon père !

Yves De Provence
– Gilbert blanc… Victor Chauvier… Alain Escoffier…

Sébastien Perrin
– Le grand Victor sur son petit tracteur ! Un tracteur toujours vaillant !

Photo : Sébastien Perrin

Giselle Penot-Laborde
– À l’époque, les vendanges s’étalaient entre fin août et début octobre, plus rarement en plein mois d’août (exception en 2003, année de la canicule, et cette année aussi à certains endroits). Date fixée, aussi loin que je puisse me souvenir, et ce dans tous les départements viticoles d’ailleurs, sur conseil des organisations de producteurs en général, des coopératives. Attendre que le raisin ait atteint le degré de maturité désiré et que le rapport sucre/acidité soit stabilisé… et le coup d’envoi était donné !

Souvenirs de ces embouteillages bien sympathiques à travers le village et du côté de la coopé.
Je n’étais pas en France à l’époque, mais je reconnais en partant du fond Yves Blay – pas très certaine, d’ailleurs – juste devant Victor Chauvier (le mari de ma marraine, “Parrain Victor”comme je l’appelais toujours). Devant lui, il me semble que c’est Gilbert Blanc, le père de Richard, sauf erreur.
Et ces messieurs bavardaient en attendant de pouvoir vider : vendanges bien entendu, récoltes, temps, famille, échanges et partages du moment. Au champ, on attendait leur retour, qui tardait parfois… on se dépannait avec les caisses.

Ce sont en effet mille souvenirs, plus anciens, qui me ramènent à mon enfance dans les années 50.

Il y avait une certaine excitation avant le jour J qui marquait le début des vendanges : nous allions d’abord récupérer nos vendangeurs italiens, qui arrivaient en général par train de Vintimille à la gare de Saint-Raphaël, avec leurs bardas hétéroclites, dont la machine à fabriquer les pâtes qu’ils n’auraient oubliée pour rien au monde. Ils étaient d’origine sicilienne et calabraise. Des années durant, nous avons eu les mêmes familles.
Ils étaient logés sur la propriété de Sainte-Anne chez mes grands-parents maternels, dans le cabanon nettoyé, aéré pour la circonstance, quelques jours avant. Je crois bien qu’il y avait, en plus des matelas, encore des paillasses que ma mère et ma grand-mère rembourraient, dans des nuages de poussière. Nous procurions aux vendangeurs tous les aliments de base dont les fruits et légumes que nous produisions.

J’ai le souvenir d’un ou deux vendangeurs qui logeaient encore dans les dépendances de la maison, venus certainement en renfort, et qui partageaient nos repas, et même d’une jeune vendangeuse, originaire de Trans qui dormait dans ma chambre, sur une banquette-canapé de secours. Elle faisait quasi partie de la famille, préparait les repas avec maman, faisait le ménage et s’occupait aussi beaucoup de moi, pour mon plus grand plaisir. Elle chantait tout le temps et dans les vignes ; c’était Bella ciao et aussi Bambino en toute la journée ! C’était en 1957.

Une entraide entre voisins, cousins, était aussi une belle composante des équipes de vendangeurs.
Il y avait toute la préparation du matériel : les seaux empilés, les banastes, les ciseaux nettoyés à nouveau et huilés, les coussins posés sur l’épaule des porteurs sur lequel s’appuyait la banaste. Tout devait être impeccable. On s’affairait comme dans une ruche. Une agitation fébrile était palpable, liée à l’enjeu des vendanges : on arrivait au point crucial de la récolte après une dure année de labeur et on espérait que tout se passerait pour le mieux jusqu’à la fin, sans trop de pluie ni incident, voire accident.

Un grand repas avec tous les vendangeurs marquait la fin des vendanges, (j’ignore l’orthographe en provençal, quelque chose comme la souide ; j’ai d’ailleurs retrouvé fin des années 80 cette coutume dans le Beaujolais, sous le nom de revole), symbole de la conclusion d’une année de travail et on se disait A l’an que vèn.
Le grand nettoyage commençait avant tout le rangement.

Inoubliable l’odeur, dans laquelle baignait tout le village, des rafles entassées à la coopé, du raisin écrasé sur la route, les effluves de vin, ces embouteillages bon enfant, l’attente à la coopérative, avec les chevaux également et la camionnette de mon grand-père, que j’accompagnais souvent, car j’étais préposée aux fameux tickets. Ensuite vinrent les tracteurs et remorques.

Déjà très jeune, le soir je faisais avec papa les calculs de la récolte du jour, ainsi que pour les salaires de l’équipe de vendangeurs. Nous avions de vieux cahiers, où tout était consigné, parcelles, cépages, rendements, relevé des degrés par la suite …

Tous les bruits familiers liés au charroi de bon matin dans le quartier Des Douanes, où nous habitions, résonnent encore…
Ce sont des souvenirs épars avec cependant quelques images, odeurs, bruits très vivaces dans ma mémoire.

Pascal Goujon
– Elle me manque l’odeur des vendanges à la coopérative…
Mon père avait un tracteur à chenilles… donc on venait avec l’estafette et le raisins dans des caisses… de quoi bien dormir le soir après avoir fait le porteur dans les vignes auparavant. Et tout cela sans téléphoner au service des mineurs malmenés !

Nadine Berenguier
– … je me souviens qu’au début des années 60 je pense, il y avait encore des chevaux ; ils avaient des difficultés dans la petite montée devant la maison de mes grands-parents située au coin de l’avenue de Gaulle et de la Grand’Rue. Il y avait quelque chose au sol (sciure ?) pour les aider mais un jour un cheval s’est retrouvé les pattes écartées après avoir glissé. Cette image m’a marquée et je la garde en mémoire 60 ans plus tard !

Giselle Penat-Laborde
– Montée en effet difficile pour les attelages, encore plus lors des vendanges, avec les tombereaux pleins et/ou encore des caisses chargées, souvent même empilées sur les charrettes que tiraient les chevaux de trait.
Je pense qu’on mettait en effet de la sciure au sol aux endroits jugés plus dangereux. J’ai connu encore toute cette époque des travaux des champs avec les chevaux. Les tracteurs sont arrivés plus nombreux fin des années 50/début des années 60. Petit à petit, les chevaux ont disparu du paysage agricole…

Après l’effort, le réconfort !

Celles et ceux qui ont déjà vendangé vont se rappeler du repas de midi. La photo est prise en septembre, dans les années 70, par André Abbe. Tout est vrai, aucune mise en scène ! La bouteille entourée d’osier est toujours dans la famille Abbe. Avec d’autres objets souvenirs, elle sera à l’oubradou de la fouant durant les “Journées du Patrimoine” → Exposition Femmes de Provence – 17 et 18 septembre.

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Jean Paul Dubroca

Martin Bidouré

Louis Ferdinand MARTIN est né à Barjols le 24 août 1825. Son père François Martin est un scieur de long, originaire d’Apinac (Loire), et installé à Barjols*. Sa mère, Magdelaine Agnelly, est née à Barjols dans une famille de cultivateurs.

Étrange destin que celui de cet homme fusillé deux fois…

Clic ! Son histoire est à cette page

Sur le même sujet : PASSADOC.FR

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Philippe Natalini

1944 : Menton est coupée du monde extérieur…

Plus d’électricité ni de radio. Le 28 août, le commandant Pomader quitte la ville et dès le lendemain, de nouvelles troupes viennent occuper la ville. Il s’agit de SS et de marins munis d’un armement lourd, placés sous le commandement du général Hahn. S’y ajoutent le bataillon de “chemises noires” de la milice italienne et le bataillon “Nizza” fuyant Nice. Ces troupes sont sous les ordres du commandant Magli et du lieutenant Trotta.

Dans l’après-midi du même jour, le colonel Hahn et ses terribles sbires prennent plusieurs otages dans la population et les fusillent dans l’impasse Mayen. Il s’agit d’Antoinette Rambert et son époux Jean, François Taglioni, Robert Marzé et Pierre Bonardi.
Dans le même temps, dans l’enceinte de la gendarmerie, le maréchal des logis chef André Deparday est abattu par des fascistes. La police de Menton est mise en état d’arrestation. Il s’en faut de peu qu’elle ne soit, avec la gendarmerie, déportée en Allemagne par ces mêmes fascistes.

Dans un grand silence, le 31 août 1944 , la population mentonnaise rend hommage à ses morts. Les autorités locales parviennent à obtenir du commandement allemand le départ des miliciens fascistes qui mitraillent sans cesse les rues de la ville.

Depuis la mer, les bateaux français et britanniques bombardent le Mont-Agel où les arrière-gardes allemandes se sont retranchées. Dans la nuit du 5 au 6 septembre, une violente bordée atteint de plein fouet le carrefour Trenca et la rue de la République faisant de gros dégâts mais aucune victime.

Partis en éclaireurs, deux jeunes FFI tombent à la “tranchée” de Roquebrune. Il s’agit de Charles Cravi et Honoré Vial. Ce ne sont pas les seules victimes. André Moraido est déporté en Italie et tombera pour la France le 30 septembre 1944, tout juste âgé de 18 ans.

Le 6 septembre 1944, les Allemands quittent enfin Menton. Le lendemain, le fort du Mont-Agel est enlevé par les troupes françaises et la ville est totalement libérée le 8 septembre par les parachutistes canadiens et américains de l’US-Canada sous les ordres du lieutenant Paul Laporte. La ville était restée 28 jours privée de pain. Le jour même, le lieutenant Laporte allant en inspection aux alentours tombe sur des mines. Il décède le 9 septembre. Les deux Mentonnais qui l’accompagnaient sont grièvement blessés. Le Comité de Libération, présidé par le docteur Adrien Camaret, s’installe à l’Hôtel de Ville.

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À Saint-Mandrier – Var

Retour sur la prise de cette place forte par les alliés, lors des opérations liées au débarquement de Provence. Août 1944.

Les Allemands avaient remis les deux tourelles de 340 mm de Cepet en état, car elles avaient été sabordées le 27 novembre 1942 par les Français. Cette remise en état fut laborieuse. Les Allemands ont dû prélever les fûts des canons de 340 mm sur les tourelles du cuirassé Provence coulé dans la rade pour réparer.
Cette batterie de Cepet fut bombardée du 17 au 27 août 1944 par l’aviation puis par les cuirassés et croiseurs alliés lors des opérations du débarquement de Provence. En effet, la portée de ces canons de 340mm étant de 35 kilomètres, cela donnait quelques soucis aux Alliés qui ne pouvaient s’approcher sereinement de la rade Toulonnaise. La tourelle C fut tout de suite mis hors d’usage, mais la tourelle F conserva jusqu’à la fin un tube en état de tirer.

Devant l’approche des troupes terrestres alliées de la ville de Toulon, l’amiral Rufus commandant les troupes allemandes, se réfugia le 22 août 1944 à Saint-Mandrier au fort de la Croix-des-Signaux.
Se sont deux ressortissants suisses habitant Sanary qui servirent de relais pour obtenir d’abord la reddition le 24 août d’une batterie allemande proche de leur propriété, puis le 26 août celle du fort de Six-Fours (Var).

Le 26 août au soir, la tourelle F de Cepet cessa enfin de tirer du seul tube encore en état.

Dans la journée du 27 août 1944, les tirs alliés sur Saint-Mandrier cessèrent peu a peu pendant que les deux Suisses poursuivaient les pourparlers. À minuit moins le quart, l’amiral Rufus installé avec son état-major à la Croix-des Signaux, accepta le principe de la rédition normale sans conditions. Au petit matin l’amiral, à qui les honneurs furent rendus, quitta la presqu’île.

Les premières personnes qui retournèrent sur la presqu’ile de Saint-Mandrier trouvèrent un terrain totalement défoncés par les 8700 projectiles qui avaient été déversés pour réduire au silence ces terribles et puissant canons de 340 mm.

Sources : (Sudwall superforum).
Ph. Natalini : Je conseille la lecture du Livre Sudwall dont la couverture figure en illustration, pour plus de détails sur cette batterie.

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Alain Cathala

La Provence

Qu’est-ce que la Provence ?
C’est une zone géographique avec un exceptionnel patrimoine vernaculaire. Alternant paysages de campagne et littoral de la Grande bleue, son territoire est extrêmement diversifié. Sur un plan historique, elle tire son nom de l’époque romaine durant laquelle elle faisait partie d’une province de la Rome antique : la Narbonnaise. Aujourd’hui, la Provence est une des régions les plus visitées de France : elle attire grâce à ses villes (Marseille, Aix en Provence, Arles, Avignon…), ses sites naturels (calanques de Marseille, îles de Porquerolles, Camargue, Alpilles, ocres de Rustrel, champs de lavande…), ou encore grâce à ses monuments issus d’un héritage historique et culturel (carrière d’images des Baux de Provence, village des bories à Gordes, abbayes cisterciennes de Sénanque, Silvacane et le Thoronet…).

Texte : Provènço libro

Entre le petit Rhône et le grand Rhône, la Camargue est une terre 100% provençale.

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Saint-Honorat

Sur l’île Saint-Honorat, magnifique site classé et préservé au large de la baie de Cannes, se dresse un ensemble monumental composé d’un monastère fortifié du XIe siècle, d’une abbaye du XIXe siècle et de sept chapelles situées sur le pourtour de l’île.

Classé monument historique, la tour-monastère fortifiée est l’emblème du site. Elle présente un ensemble de constructions allant du XIe au XVe siècle caractérisé par l’association d’une architecture militaire et les divers espaces religieux construits à l’intérieur.

La tour-monastère appartient et est entretenue par les moines de l’abbaye de Lérins. C’est un lieu de mémoire et de culture. Lieu ouvert sur le monde par sa position géographique d’une part et son ouverture au public, ce lieu, une fois réhabilité, fera l’objet de visites expliquant l’histoire de l’île et des moines cisterciens.

Sources départementales.

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Les deux “chapelles” de Montpellier

Deux chapelles “privées” : l’une rue Jacques Cœur et l’autre rue des Étuves. Elles appartiennent à des confréries dont on voit certains membres prendre part aux pèlerinages de la Saint-Roch, chaque 16 août ou de Notre-Dame-des-Tables la veille.

Tout d’abord, un pénitent qu’est-ce que c’est ?
C’est un laïc, une personne comme vous et moi, qui n’est pas un religieux, mais qui a choisi de vivre son appartenance à la religion catholique de façon plus profonde mais aussi plus active. Entendons-nous bien sur le sens du mot “laïc” : il ne doit pas être compris dans le sens républicain, mais dans le sens religieux, c’est-à-dire qu’il “est du peuple”, et à ce titre qu’il n’est pas un religieux ayant formulé ses vœux.

Il mène donc une vie tout à fait normale, travaille, peut être marié, avoir des enfants et des loisirs comme tout un chacun, sauf qu’il s’impose, quand il revêt sa tenue de pénitent, de vivre comme un membre d’une confrérie qui s’est choisie une utilité sociale, en particulier assister les personnes en difficulté, procéder à l’inhumation des confrères et surtout pratiquer le culte catholique.
Même si ils ne sont pas des religieux, prêtres, moines, ils n’en sont pas moins reconnus par l’évêque de leur diocèse, qui autorise leur création et leurs statuts.

La tenue du pénitent…
Chaque pénitent doit avoir une tenue particulière, appelée “sac” aux couleurs de sa confrérie.

La tenue que chaque confrère doit revêtir a pour vocation de faire disparaître son identité et de gommer toutes les différenciations sociales entre les membres afin qu’ils ne forment plus qu’un seul et même corps priant. Elle se compose :
– d’une longue robe, avec des manches le plus souvent terminées par des dentelles, parfois couverte par une cape (comme sur la photo ci-dessous).
– d’une cagoule, qui visait à masquer l’identité des pénitents et à les pousser à accomplir leurs dévotions et leurs missions charitables au nom du groupe et non à titre individuel.
– et d’une corde, dernier élément de la tenue qui renvoie à l’idée d’appartenance et d’obéissance aux enseignements du Christ et aux règlements de la confrérie et dont les nœuds rappellent les engagements du Pénitent.

Parfois, certaines confréries rajoutaient même des gants pour masquer les mains et empêcher de distinguer les milieux professionnels des différents membres.

La couleur des Pénitents
Il existe de nombreuses couleurs chez les Pénitents. Ils peuvent être blancs, bleus, rouges (comme à Nice), noir ou gris (comme il en existait à Montpellier au 16e siècle ou à Aigues-Mortes)… mais aussi pourpres, ou feuille morte dans le centre de la France (pour rappeler la couleur des chairs mortes).
La couleur blanche pour les pénitents est la plus fréquente, elle symbolise bien souvent la pureté de la Vierge et la lumière du Saint-Esprit.

Et à Montpellier?
Cette couleur blanche fut choisie par la “dévote et respectable confrérie des pénitents blancs de Montpellier”, qui s’est donnée pour objectifs la prière et la charité.

Les pénitents bleus de Montpellier, dont le nom réel est “la dévote et royale compagnie des Pénitents Bleus de Montpellier”, semblent avoir choisi cette couleur en rappel de la confrérie des Pénitents bleus de Toulouse, à laquelle ils étaient associés historiquement depuis le 18e siècle mais également pour rappeler que cette confrérie était royale et qu’elle avait accueilli les rois Louis XIII et Louis XIV lors de leurs passages à Montpellier. Cette confrérie des Pénitents Bleus était l’héritière de la confrérie du bassin de Saint-Claude de Montpellier, une œuvre de bienfaisance qui avait été fondée en 1050 dans notre ville, ce qui en fait la plus ancienne de Montpellier.

Sur la photo prise il y a quelques années lors de la procession de Saint-Roch : au premier plan, précédant les pénitents blancs, marche un pénitent bleu, dont la tenue est légèrement différente de celle qu’ils portaient jusqu’en 1780. À cette date, ils font valoir à l’évêque, Monseigneur de Malide, que les teintures utilisées pour leurs sacs bleus étaient irritantes. L’évêque leur permit alors de porter un sac blanc recouvert d’un camail bleu, le tout accompagné d’une ceinture de fil de la même couleur.

Texte : Fabrice Bertrand

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Vive les bains de mer à Palavas … voilà enfin les conseils de la faculté de médecine !

Eh oui ! Il n’y a rien de plus salutaire que les bains de mer, vous savez ceux que l’on affectionne prendre tout particulièrement à Palavas. C’est d’ailleurs ce que vous conseille un célèbre professeur de la faculté de médecine de Montpellier, le docteur Balestrier, en 1886. Quelle que soit votre pathologie, vous ne vous en porterez que mieux. Il convient toutefois de respecter certains principes afin de ne pas trop être gêné par la suite, voire même devoir en souffrir de lourdes conséquences.

À la suite de la lecture de ses prescriptions, n’oubliez pas sa célèbre maxime quand vous rentrez dans l’eau : “il faut faire ce qu’il faut et non ce qu’il plaît”. Alors donc, voici donc ses recommandations :

D’abord, choisissez bien la plage qui convient le mieux à votre tempérament et non celle où l’on s’amuse le plus; car si le séjour du littoral offre à l’hygiène et à la thérapeutique des ressources très-variées, il vous faut savoir avant tout choisir les localités maritimes. Il ne peut y avoir, en effet, rien de commun pour l’hygiène, entre l’air humide et froid, tourmenté par les vents que l’on respire sur les côtes de l’Angleterre, et l’atmosphère tiède, calme et ensoleillée qui baigne le rivage de la Méditerranée.

Vous savez que le séjour sur les bords de la mer ne produit pas seulement d’excellents résultats par les bains que l’on prend, il en produit aussi par l’air qu’on y respire. En effet, outre que cet air est très pur, ce qui a été constaté par de nombreuses expériences, il possède encore autre chose qui le rend très-utile dans certaines maladies. Le vent venant de la mer apporte des particules salines qu’on reconnait aisément par le gout salin sensible à la langue, et ces particules le rendent tonique et stimulant.

Grâce donc à la pureté et à la vivacité de l’air, on voit des individus faibles, pâles, anémiés profondément par l’air impur de nos grandes villes, reprendre rapidement des couleurs, des forces et un excellent appétit, surtout s’ils font usage des bains de mer. Les enfants scrofuleux et rachitiques perdent aussi bientôt leur aspect bouffi et blafard ; leur teint s’anime, la peau brunit, il semble qu’ils possèdent une vitalité nouvelle.

Si vous devez prendre des bains de mer, ne commencez que le second ou le troisième jour après votre arrivée. Baignez-vous de préférence de dix heures du matin à cinq heures du soir, mais toujours lorsque la digestion du dernier repas est complètement terminée. N’obligez jamais un enfant qui éprouve une répugnance manifeste pour l’eau froide à y entrer malgré lui. S’il ne craint pas la mer, laissez le dans le bain de trois à six minutes. Les adolescents ne doivent y rester que de quinze à vingt minutes. Une demi-heure, c’est trop.

Après le bain, ne vous frottez pas trop fort, afin de ne pas enlever les molécules des principes excitants contenus dans l’eau de mer. Servez-vous de linges secs, mais pas chauds; qu’il en soit de mème pour vos vêtements. Dès que vous êtes habillé, promenez-vous à pied, au lieu de vous mettre au lit. Si la réaction ne se fait pas assez vite, prenez un verre de vin de Bordeaux, ou de Madère, ou de Xérès, ou de vieux Malaga.

Quand vous vous promenez sur la plage et au soleil, ayez soin de protéger votre tête.
Si vous sortez, le soir, après votre diner, couvrez-vous bien, car l’humidité de l’air pourrait vous être nuisible. Promenez-vous pendant quelque temps et rentrez d’assez bonne heure.

Une maman nous a écrit, il y a quelques jours, pour nous demander s’il était bon, mauvais, ou simplement indifférent, de laisser les enfants jouer, pieds nus dans les flaques d’eau que l’on rencontre souvent au bord de la mer. Il n’y a pas grand inconvénient à laisser barboter les enfants dans de l’eau ayant toujours une température assez élevée, si l’on a soin de leur couvrir la tête avec un chapeau de paille à larges bords et si l’on veille à ce qu’ils ne mouillent pas leurs vêtements.
Dire que les pieds mouillés et la tête au soleil disposent à la méningite, c’est aller un peu loin. Cela ne peut assurément exercer une certaine influence que sur ceux qui sont déjà prédisposés pour d’autres raisons à cette terrible maladie.

En terminant, nous croyons devoir indiquer dans quels cas les bains de mer donnent des résultats excellents :
– Dans les maladies générales ou diathèses, comme le «lymphatisme», la «scrofule», la «faiblesse constitutionnelle», la «faiblesse générale accidentelle».
– Dans certaines maladies communes à l’enfance : «rachitisme, engorgements ganglionnaires, ophtalmies chroniques, hydrocéphalie, convulsions et maladies spasmodiques, affections gastro-intestinales chroniques, affections des os», etc
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Dans les maladies propres aux jeunes gens: pertes résultant de l’onanisme, céphalalgie, faiblesse, survenues à la suite d’une maladie aiguë.
– Dans les maladies propres aux jeunes filles à l’époque de la puberté: leucorrhée, chlorose, anémie.
– Dans les maladies propres aux femmes : dysménorrhée, aménorrhée, névralgie utérine, stérilité, hystérie, gastralgie, etc.
– Dans les maladies communes à tous les sexes: maladies chroniques des appareils respiratoires et digestifs, névralgies des membres, rhumatismes chroniques, maladies de la peau, maladies chirurgicales, diabète, engorgement des viscères, etc.
– Dans tous ces cas, il faut suivre très-exactement les prescriptions de son médecin. Bien des personnes croient n’avoir aucun besoin d’être dirigées, c’est pourquoi elles usent et abusent des bains de mer. Puis, surprises de ne point voir se réaliser les espérances qu’on leur avait fuit concevoir, elles rejettent sur ce moyen le tort qu’elles ont à se reprocher.

Comme nous l’avons dit en commençant, le séjour du littoral offre à l’hygiène et à la thérapeutique les ressources les plus variées ; mais il est évident que, pour cela, il faut faire ce qu’il faut et non ce qu’il plaît.

Texte : Fabrice Bertrand

Alors maintenant, bon bain, et pas plus de 30 minutes ! Sinon vous savez ce qui vous attend.

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Richard Au

Ça bouge à Alet-les-Bains !

Exceptionnels moments de tournage pour valoriser notre belle région d’Occitanie dont un des joyaux est la Haute Vallée de l’Aude et le Limousin.
Belle expérience personnelle professionnelle entouré des équipes de tournage de France 5, du réalisateur Emmanuel Descombes et des guides touristiques qui ont choisi de résider dans la merveilleuse cité médiévale D’Alet-lesBains !

Clic !

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Alain Cathala

La Citadelle Joffre

Ce fut une caserne…. c’est aujourd’hui un établissement d’enseignement (collège, lycée, classes prépa.)

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Montpellier

Rue de l’École de Pharmacie : une façade “décroutée” laisse apparaître son origine de la fin du XIIe siècle
et toutes les modifications qui lui ont été apportées au cours de ses sept siècles d’Histoire

[Source Jean Pascal Girou]

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Philippe Levieux

“Réserve des Monts d’Azur” située sur la commune d’Andon (Alpes maritimes).
Ce parc dédié au ré-ensauvagement par les bisons d’Europe et les chevaux de Przewalski.
D’autres espèces comme les daims, les cerfs et les sangliers sont aussi présentes.

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Ferrasières

Promenade dans la Drôme… quelques clichés de bories.

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Carcassonne

La cité médiévale n’a jamais eu de toits pointus en ardoise.
Ils sont sortis de l’imaginaire de Viollet-le-Duc au moment de la restauration du monument.

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EN VENTE ICI !

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