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La Gazette de Passadoc – N° 85

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  • Des quiz !
  • L’Apéro du mois !
  • L’article de la semaine
  • On raconte un peu, beaucoup, passionnément !
    La légende de la Princesse des Baux… Si Montpellier m’était conté… Naissance d’un consulat… Briançon… La forteresse du Mont Agel… Le sémaphore du Dramont de Saint-Raphaël…
  • Vagabondages…
  • La bibliothèque de Passadoc

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Daniel Bizien – Trésorier de Passadoc

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Claude Boyer

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Marie Martin

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Claude Boyer

La légende de la princesse des Baux

Une histoire qui a sa place dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine !
La princesse Barbe vient d’atteindre sa vingtième année. Les plus nobles seigneurs ont déjà demandé sa main mais c’est à son cousin le seigneur Guilhem d’Estoc de la cité d’Aix que ses parents l’accordent à la condition qu’il attende les épousailles trois ans.

Clic ! La suite est à cette page

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Ah ! l’ “Apéro” de Passadoc… c’est toujours un plaisir ! On parle beaucoup de tout … et un peu de rien… On trinque au bonheur… André raconte la Provence… On ne voit pas le temps qui passe et l’on est tout étonné quand on regarde l’horloge :
– Déjà !
Quel sourire et quelle malice dans le regard d’André lorsqu’il égratigne les Vikings ! On l’écoute :

Clic !

Une poésie en provençal qui date du XIe siècle écrite par une femme de Provence.
Ce poème est en fait un “tenson” (deux poètes s’opposent) de Garsenda de Forcalquier (née vers 1170) : “par sa naissance et par son mariage, elle appartenait à deux des plus puissantes familles de Provence. Son mari Alphonse Il était seigneur de Provence et frère du roi d’Aragon. Après sa mort, elle gouverna la Provence. Le personnage à qui elle s’adresse dans cette tenson n’a pas été identifié.”
La biographie et le poème sont extraits du livre : “Les femmes troubadours” de Mel Bogin (éditions Denoël/Gonthier). Meg Bogin, écrivaine américaine commence son livre par cette belle citation : “A totas las valens femnas qu’an cantat sens estre cantadas“.

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Alain Cathala

Si Montpellier m’était conté…

… Une montpelliéraine dans le lit de Louis XIV, Anne de Conty de la Mothe d’Argencourt… bienfaitrice de l’œuvre de la Miséricorde. Par sa naissance, même si son père avait été réquisitionné par le roi Louis XIII pour rentrer à son service et faire profiter à son royaume de ses talents d’ingénieur, elle était montpelliéraine, puisqu’elle fut baptisée dans notre ville le 20 septembre 1641.

[…] C’est vers l’âge de 20 ans que débute la carrière publique de cette noble dame charitable. En effet, à la faveur du lien familial avec la cour royale, elle accède à la prestigieuse fonction de fille d’honneur de la reine-mère Anne-d’Autriche. Elle évolue alors au plus proche du roi dont elle devint une des toutes premières maîtresses.

Dans ses mémoires, la Grande Mademoiselle, Anne Marie Louise d’Orléans, fille de Gaston d’Orléans et cousine de Louis XIV brosse le portrait cette Mlle de La Motte-Argencourt. Selon ses mots, “Elle n’avait ni une éclatante beauté, ni un esprit fort extraordinaire, mais toute sa personne était fort aimable. Sa peau n’était ni fort délicate, ni fort blanche, mais ses yeux bleus et ses cheveux blonds, avec la noirceur de ses sourcils et le brun de son teint, faisaient un mélange de douceur et de vivacité si agréable qu’il était difficile de se défendre de ses charmes. Les traits de son visage étaient parfaits, elle avait un très bon air et une fort belle taille. Elle avait une manière de parler qui plaisait et elle dansait admirablement bien. Sitôt qu’elle fut admise à un petit jeu où le roi se divertissait quelquefois le soir, il sentit une si violente passion pour elle que le ministre Mazarin en fut inquiet“. Mais elle ne semblait pouvoir se satisfaire du désir du Roi dont elle était il faut bien le dire devenue une de ses maîtresse malgré elle…

Anne aimait avec passion le marquis de Richelieu Jean-Baptiste Amador de Vignerot du Plessis… et lui l’aimait tout autant. Comme on peut s’en douter, cette passion n’était pas du goût du Roi, qui dissipa ses ardeurs à son égard et lui fit connaître une disgrâce.

La mère de la jeune montpelliéraine se résolut à faire disparaître le fruit de discorde, qui allait jeter l’opprobre sur le nom de Conti d’Argencourt. Elle l’enferma dans un couvent, chez les filles de Sainte-Marie de Chaillot… Beaucoup à la cour se gaussaient d’elle et bientôt des chansons satyriques furent entonnées à tue-tête dans les rues de Paris.
Mais la montpelliéraine avait toutefois la possibilité, n’ayant pas revêtu la robe de chasteté de vivre une vie à l’extérieur de son couvent et d’y rencontrer qui elle souhaitait. C’est ce qui advint en 1671, année où elle épousa Gabriel de Grasset, avec qui elle s’installa à Montpellier. Son époux, seigneur de Farlet et d’autres places y exerçait la profession de conseiller à la Cour des Comptes Aides et Finances de Montpellier.
Elle vécut alors une vie de montpelliéraine… participant aux événements locaux, mais prit soin de se tenir loin de la cour. Elle devint notamment dame de la Miséricorde, suivant l’exemple de sa belle mère, Constance de Rouch d’Arnoye qui était la première trésorière de cette œuvre.

Pour parachever l’édification religieuse de sa vie… c’est par un testament du 6 septembre 1715 que cette noble dame qui a figuré un temps sur les tablettes des maîtresses du roi soleil puis de celle du marquis de Richelieu, Jean-Baptiste Amador de Vignerot du Plessis, transmit sa demeure montpelliéraine, rue Montpelliéret, à la congrégation des Dames de la Miséricorde, avec ses appartements et dépendances et dans laquelle on peut découvrir la célèbre pharmacie de la Miséricorde.

Elle mourut à Montpellier le 9 janvier 1718, ayant posé les bases d’une institution dont nous vous reparlerons tout prochainement…

Texte Fabrice Bertrand – Illustration : Portrait de Anne de Conty d’Argencourt, attribué à Jean de Troy, huile sur toile présentée dans la pharmacie de la Miséricorde.

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Naissance d’u consulat

À partir du milieu du XIIe siècle, les seigneurs languedociens sont amenés à déléguer pleinement certains pouvoirs aux communautés d’habitants, par le biais de franchises.

C’est alors la naissance du consulat, régime municipal où le pouvoir est exercé de façon collégiale par des consuls. Ceux-lai sont les représentants des communautés qui prennent progressivement leur indépendance pour devenir de vrais acteurs politiques. Chaque communauté d’habitants, même la plus modeste, possède peu à peu un consulat.

ADH, 114 EDT 11 Livre de délibérations des consuls de Gignac, 1524.

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Philippe Natalini.

Briançon

Suite des opérations liées au Débarquement de Provence : il y a 78 ans, Briançon était définitivement libérée une deuxième fois de l’occupant allemand.

Les troupes allemandes occupent Briançon depuis septembre 1943. Le 23 août 1944, Briançon est libérée une première fois par un petit contingent des troupes alliées débarquées en Provence aidées par des résistants et des maquisards FTP (francs tireurs et partisans). Mais après le départ des Américains, la ville est reprise quelques jours plus tard par la Wehrmacht.

Après de sérieux combats, la ville est libérée définitivement le 7 septembre 1944 par le 4e Régiment de Tirailleurs Marocains de la 2e Division d’Infanterie Marocaine, assistés de ces mêmes résistants.

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La forteresse du Mont Agel

… est une position avancée, construite au nord-est de la place forte de Nice. Elle est bâtie à 1148 mètres d’altitude sur le Mont Agel qui surplombe Monte Carlo et le littoral. Cet ensemble fortifié est composé d’un réduit et de six batteries d’artillerie.

Son rôle était de surveiller les vallées du Paillon, du Gorbio et la baie de Roquebrune Cap Martin ainsi que désorganiser et prendre à revers les attaques sur les différents forts de la place. Ces ouvrages contrôlaient aussi le tunnel du Cap Martin et sa voie ferrée, la route de la Corniche, le littoral jusqu’à la frontière, la route de Menton à Sospel et le chemin de Menton à Gorbio et Peille.

Après l’Armistice, la forteresse sera, comme les autres forts de la région, occupée par les Italiens, puis par les Allemands en 1943, lesquels y installeront plusieurs pièces d’artillerie incluses dans le système défensif du Sudwall.
Lors de la libération de Nice, ces canons allemands du fort tireront sur les troupes alliées et la population. La forteresse sera fortement bombardée dans la nuit du 5 au 6 septembre 1944 par des croiseurs alliés (dont le Malin) ce qui produira des dégâts en particulier sur l’entrée monumentale. Ce pilonnage forcera les Allemands à fuir la place forte, laissant là deux Polonais enrôlés de force, ayant pour mission d’actionner les 200 kilos d’explosifs censés détruire les pièces d’artillerie. La forteresse est enfin prise le 7 septembre 1944.

Depuis 1953, la forteresse du Mont Agel a été occupée comme Base Aérienne, puis station radar par l’armée de l’air française. Aujourd’hui le site est toujours opérationnel piloté depuis Lyon et demeure un site militaire.

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Le sémaphore du Dramont à Saint-Raphaël…

L’histoire du sémaphore du Dramont remonte au Moyen Age, le territoire agathonien (d’Agay) dépendait de l’évêché de Fréjus, qui ordonna la construction en 1562 d’une tour de guet sur la colline de Dramont ainsi qu’à la Baumette. L’actuel sémaphore est construit en 1806. Il est fermé huit ans plus tard lors de l’abdication de Napoléon, et rouvert durant les Cent jours en 1815 puis à nouveau fermé. En 1966, le sémaphore est réarmé. La dernière rénovation du bâtiment date de 2020 et depuis le 1er mai 2010, le sémaphore est armé en veille permanente.

Le Cap Dramont (127 m d’altitude), situé sur la commune de Saint-Raphaël, est dominé par un sémaphore. Il est utilisé par la Marine Nationale pour la surveillance maritime, aérienne et terrestre. Le sémaphore offre une vue panoramique sur l’Estérel, la rade d’Agay et la mer Méditerranée. La vigie est une cabine vitrée rapportée sur une tour cylindrique blanche. Elle est accessible par un escalier en colimaçon depuis la salle technique à partir 3e niveau du bâtiment. Sa superficie est de 20 m². La cabine de veille est élevée à 20,8 mètres au-dessus du niveau du sol. Accolés à la tour de vigie se trouve des bâtiments de logement de couleur ocre rouge, comme la roche de l’Estérel.

Cet édifice récemment restructuré par de longs travaux, est ouvert au public uniquement lors des journées du patrimoine. Le site reste une belle idée de sortie toute l’année !

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Philippe Levieux

Réserve des Monts d’Azur – Alpes Maritimes

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Gilles Barattini.

Autour du lac Sainte-Croix

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Alain Cathala

Boulet de canon du siège de 1622 trouvé lors des fouilles de la “grotte des potiers”.
(Pila Saint-Gely Corum )

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