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La Gazette de Passadoc – N° 80

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  • Un quiz !
  • On raconte un peu, beaucoup, passionnément !…
    La bastide de Requista… Siège de Montpellier… La bastide d’Albihnac dans le Tarn… L’amphithéâtre de FréjusIl fait chaud !… Le pont de Saint-Laurent-du-Var… La disparition d’Antoine de Saint-ExupéryJedburgh… Vos souvenirs mêlés aux miens… La Bête du Gévaudan… Lili des Bellons…
  • Vagabondages…
  • La bibliothèque de Passadoc

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Alain Cathala et Claude Boyer

La bastide de Requista

Le nom, ric-estar, paraît signifier riche-séjour, séjour avantageux.

Elle fut fondée en 1292 par Henri II comte de Rodez, à côté du château de Cadars, chef-lieu d’une ancienne viguerie carolingienne qui lui appartenait. Le terrain fut découpé en parcelles rectangulaires qui devaient être données aux nouveaux habitants, mais certaines ne furent pas bâties et furent utilisées en jardins. La ville disposa aussitôt de privilèges fiscaux.

Elle fut brûlée par les Anglais au XIVe siècle. Selon la tradition, la seule maison préservée fut celle de trois sœurs Galtier, à cause de leur beauté.
Les Landorre, comme seigneurs de Cadars, succédèrent aux comtes de Rodez dans leurs droits sur Requista. La ville fut prise et pillée par l’armée du duc de Joyeuse en 1586, en haine du vicomte de Panat, seigneur de Castelpers, protestant, qui était seigneur de la ville. La ville souffrit de nouveau d’un incendie en 1701.

Grâce à ses privilèges, Requista fut un important centre de foires, au nombre de huit au XVIIIe siècle : lors de la meilleure, celle de mai, on vendait des brebis, conduites à Sévérac et au Larzac, des bovins et des porcs à destination du Languedoc, des laines portées ensuite à Albi, à Castres et à Rodez, du fil enfin pour les ateliers de tissage de La Selve. Les foires de Requista sont restées célèbres (le 8 de chaque mois).
Plus tard, la chapelle Notre-Dame de Pitié ou de Landorre, annexe de Saint-Julien, devint église matrice. Selon la tradition, elle fut construite à l’endroit où l’on aurait retrouvé la statue de la Vierge de Cadars. Les 8 septembre et 8 décembre, on portait les petits enfants à l’église pour les consacrer à la Vierge.

L’édifice a été entièrement reconstruit en 1894 (église néogothique de grande dimension, vitraux modernes par M. Bertrand et Dom Denis). Clocher construit en 1927-1928 (Boyer, architecte). Requista avait un hôpital (XVIe siècle). (Jean Delmas, 2000)

Source : Occitan Aveyron

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Alain Cathala – Siège de Montpellier

Il y a 400 ans – en 1622 – les troupes royales assiègent la ville protestante de Montpellier, retranchée derrière ses nouvelles fortifications imposantes.

Le journal du siège a noté le nombre de coups de canons tirés sur la ville et ses fortifications les premiers jours du siège. Pas étonnant qu’on trouve des boulets dès qu’on creuse un peu dans la ville !

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La bastide d’Albihnac dans le Tarn

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Philippe Natalini

L’amphithéâtre de Fréjus

… un peu de son histoire et son évolution à travers les âges.

C’est au premier siècle de notre ère, sous le règne de Tibère, que Fréjus se couvrit d’édifices romains. Parmi les monuments typiquement romains réalisés alors, on trouvait un théâtre, un aqueduc de plus de 40 km et un amphithéâtre.

Selon les historiens, cet amphithéâtre pouvait accueillir près de 12 000 spectateurs, lesquels accouraient des environs pour assister à des spectacles de combats opposant des gladiateurs à des bêtes sauvages ramenées à grand frais de provinces africaines.

Par la suite, les arènes sont devenues une réserve, une carrière où les bâtisseurs puisaient des pierres pour construire d’autres bâtiments. Et plus tard, les activités festives y ont reprises . Ainsi, des corridas et spectacles tauromachiques y ont été organisés.

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Il fait chaud !

Cet été est marqué par une succession de fortes vagues de chaleur et alertes “canicule”. Ainsi bon nombre de Méditerranéens s’exclament : “Qué cagnard !
Et tout le monde comprend que la chaleur est étouffante puisque cette expression signifie cela. Mais ce que vous ignorez peut-être, c’est que ce terme de “cagnard” a d’autres significations. Les voici :

– Qui s’accroupit comme un chien et ne bouge plus.
– Celui qui n’aime pas à bouger, paresseux.
– Celui qui est lâche, poltron.
– Fourneau de cirier.
– Lieu non ventilé envahi par le soleil en plein été.
– Lieu ensoleillé et abrité du vent où se prélasse le chien pour prendre le soleil, voire pour se réchauffer ou se sécher (origine du mot) et aussi, par extension, lieu ensoleillé et abrité où les gens bronzent, font la sieste ou se réchauffent aux rayons du soleil.
– Sorte de taud (toile) servant à protéger du soleil.
– Petit local.

Quoi qu’il en soit, attention au coup de chaud ; privilégiez les endroits ombragés, ventilés et buvez frais !

Clic ! Avec cette page, Claude Boyer apporte quelques précisions complémentaires.

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Le pont de Saint-Laurent-du-Var

… dans les Alpes Maritimes.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, c’était un point hautement stratégique car vital pour l’occupant.
Afin de parvenir à mettre hors d’usage ce pont enjambant le Var, l’aviation américaine l’a copieusement bombardé à vingt-et-une reprises, entre le 24 novembre 1943 et le 3 août 1944. Les dommages collatéraux furent terribles puisque ces opérations ont généré 65 tués, 75 blessés et 1 090 sinistrés dans les populations civiles alentours.

Ce pont rail-route était considéré comme primordial à neutraliser avant le Débarquement de Provence afin d’empêcher les renforts de troupes allemandes de gagner les côtes varoises à partir de la région niçoise et de l’Italie.

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La disparition d’Antoine de Saint-Exupéry…

À Borgo, ce 31 juillet 1944, le commandant Antoine de Saint-Exupéry se glisse dans le cockpit de son lightning F5B-L200 pour son dernier vol. Juste avant de décoller, il laisse un mot à son ami Pierre Dalloz :
Si je suis descendu, je ne regretterai absolument rien.

Parti pour une mission de reconnaissance en Savoie, il ne regagnera jamais sa base. Les hypothèses les plus folles ont alors circulé sur sa disparition. Suicide, désertion, victime d’une panne mécanique, d’une défaillance physique ou abattu par un avion ennemi ? Le mystère a longtemps plané sur la disparition de l’écrivain-aviateur Antoine de Saint-Exupéry…. jusqu’à la découverte en 1998, d’une gourmette à son nom remontée dans les filets d’un pêcheur au large de Marseille et deux ans plus tard, l’identification de l’épave de son appareil, près de l’île de Riou.

Près de la carlingue, des débris d’un Messerschmitt allemand orientent l’enquête vers l’Allemagne. Saint-Exupéry aurait bien été abattu en mission par un chasseur allemand.
Retrouvé au terme d’une longue enquête, Horst Rippert, 88 ans, ancien combattant de la Luftwaffe, le reconnaît en 2008 :
Vous pouvez arrêter de chercher c’est moi qui ai abattu Saint-Exupéry.

En poste en Provence deux semaines avant le débarquement de Provence, l’aviateur allemand explique que c’est en regagnant sa base qu’il a aperçu un avion d’observation Lightning P-38 volant vers Marseille, trois mille mètres au-dessus de lui.
– Le pilote, je ne l’ai pas vu. C’est après que j’ai appris que c’était Saint-Exupéry”, expliqua alors Horst Rippert, décédé aujourd’hui. Très affecté, il avait confié avoir “espéré que ce n’était pas lui”, car, “dans notre jeunesse nous l’avions tous lu, on adorait ses bouquins”.

Les morceaux de l’avion de l’auteur du “Petit Prince” et de “Pilote de guerre” ont été remis en juin 2004 au musée de l’Air et de l’Espace du Bourget. Tous les ans, une cérémonie hommage a lieu à l’aéroport de Bastia-Poretta, où une stèle à la mémoire du commandant Antoine de Saint-Exupéry a été érigée.

Se rendant par la route au Mali, André Abbe a rencontré le petit prince…
Clic!… C’est à cette page !

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Jedburgh

C’est le nom d’une opération menée par les forces alliées pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette opération avait pour objectif de coordonner l’action des maquis avec les plans généraux du Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force et d’équiper les résistants, en France et aux Pays-Bas, en vue d’immobiliser les forces de l’Axe loin des côtes au moment des débarquements de Normandie, puis de Provence.

Des hommes du Special Operations Executive britannique, de l’Office of Strategic Services américain, du Bureau Central de Renseignements et d’Action de la France libre, ainsi que des militaires des différentes armées des pays concernés (France et Pays-Bas) ont été parachutés, par équipes de trois, derrière les lignes allemandes. Ils devaient conduire en uniforme, des actions de sabotage et de guérilla contre les Allemands, en dirigeant l’action des Résistants. Ces commandos Jedburghs sont les précurseurs des forces spéciales contemporaines.

Ces équipes parachutées derrière les lignes ennemies opèrent en uniforme avec un officier appartenant aux pays d’accueil (français, néerlandais). Elles sont parachutées dans des zones prises en charge par le Special Operations Executive, à plus de soixante kilomètres en arrière des lignes pour agir, en disposant de transmissions avec les états-majors ou avec Londres. Le plus souvent, ces équipes sont constituées de deux officiers et d’un opérateur radio.

L’opérateur radio assure le contact entre le maquis et Londres, d’une part, et troupes régulières amies d’invasion approchant des zones de maquis, d’autre part. Le seul contact des radios avec l’extérieur est la Station Charles dont les opérateurs sont formés aux changements de fréquences et aux prises de contact et d’appel. Deux contacts quotidiens sont permis. Ces heures de contact sont fixes, les fréquences peuvent varier.

Entre juin et septembre 1944, 279 “Jedburghs” – répartis en 94 équipes (teams) de 3, format le plus fréquent) – sautent sur la France et les Pays-Bas à partir de bases d’Angleterre et d’Afrique du Nord. Parmi eux, il y a eut 114 Français, souvent de la France Libre. Dans le Sud de la France, il y eut notamment les équipes “Graham” , “Sceptre” ou encore “Chloroform”, lesquelles œuvrèrent sur les secteurs du Var et des Basses Alpes.

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François Abbe

Vos souvenirs mêlés aux miens…

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Jean Paul Pourade et Jeanne Monin

La Bête du Gévaudan

Elle a sévi dans les campagnes françaises entre 1764 et 1767 et aurait tué une centaine de personnes. Légende ? Vérité ?

Juin 1764. Seulette, Jeanne Boulet, jeune bergère âgée de quatorze ans, garde son troupeau. Quelques heures plus tard, on la retrouve gravement blessée ; elle ne survivra pas. Que s’est-il passé ? On accuse les loups qui à l’époque s’attaquent aux moutons aussi bien qu’aux bergers qui les conduisent… Danger de la vie pastorale.

Mais on doute : est-ce vraiment un loup ? Car les victimes s’accumulent : cruellement mordues, voire démembrées, dépecées, décapitées… Il y a là une férocité qui n’est pas “ordinaire”… une rumeur se répand… et si c’était un loup-garou ?

La Bête va terroriser tout le Gévaudan, tuant, mutilant hommes, femmes et enfants (certaines sources annoncent trois cents personnes) ; des centaines de loups sont abattus.

Dans toute la région, c’est l’effroi, la peur… Les récits les plus terrifiants – ceux des journaux en particulier qui voient ainsi leur vente grossir ! – sont partout relatés. Au point que le roi lui-même en a écho et envoie son propre garde du corps avec pour mission de tuer le monstre. Le 21 septembre 1765, c’est chose faite : on envoie la dépouille d’un énorme loup à Paris. Mais deux mois plus tard, les attaques reprennent et l’angoisse renaît chez les paysans de Lozère.

19 juin 1967 : le chasseur Jean Chastel abat un loup de belle taille… et miracle ! les attaques cessent. Est-ce parce qu’il aurait utilisé – dit-on ! -une balle en argent ? Allez savoir… “À en croire les témoins, la créature abattue a quelque chose du loup, mais pas tout à fait : elle a une tête “hideuse” et un manteau rouge, blanc et gris que les chasseurs n’avaient jamais observé sur un loup auparavant.

Aujourd’hui, on ne sait toujours pas ce qu’était cette bête ; il pourrait s’agir d’un “jeune lion qui s’était échappé et dont la crinière immature a pu sembler étrange à des habitants, […] mort après avoir ingéré un des appâts empoisonnés qu’on avait posés dans tout le Gévaudan“… ou d’une hyène égarée… ou d’un tueur en série…

Il reste une légende qui fait toujours peur aux petits enfants…

Texte Jeanne Monin – Source : National Géographic. Photo proposée par Jean Paul Pourade.

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Claude Boyer

Lili des Bellons

On garde de lui cette photo (dont l’auteur et la date sont inconnus), une lettre rendue célèbre par Marcel Pagnol et une triste date de 1918.

Clic ! … Claude raconte à cette page

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Philippe Levieux

Classé “plus beau village de France” Saint-Véran (Hautes-Alpes)
est aussi le plus haut village habité d’Europe !

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Alain Cathala

Hôtel des Trésoriers – Montpellier

Photo Fabrice Bertrand → Un des plus beaux lieux de Montpellier mais dont les portes sont dramatiquement fermées.

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Harmonie bayonnaise

Clic !

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Le château de la marquise de Ganges

Il se dressait à l’emplacement actuel des Halles marchandes (Avignon). Il fut détruit en 1905.

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Pousthoumy

… dans l’Aveyron

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Gilles Barattini

La tourterelle

… danseuse ailée..

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Giselle Penat-Laborde

Vocabulaire et conjugaison

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EN VENTE ICI !

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Pascale Fernandez

L’écrivaine et Alain Cathala, son Templier servant !

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