La Gazette de Passadoc – N° 156

L'hebdo 156

Un temps à rester sous la couette !

Un temps à rester sous la couette* !

Couette… si le mot est ancien, l’usage de la couette – tel que nous l’entendons aujourd’hui, c’est-à-dire “couette et housse de couette” – est récent. Un mode de couchage qui dès l’origine ravit les jeunes et très vite les moins jeunes car le matin, en deux temps, trois mouvements, le lit est fait ! 

L’expression “rester sous la couette” est elle aussi très actuelle. Elle exprime parfois un mal être… il fait froid… il fait gris… c’est dimanche… on n’a pas le moral… Bref, tous les prétextes sont bons pour rester sous la couette !

Couette : le mot apparaît à l’écrit  (1154) d’abord coute et coilte avant de devenir couette vers 1680. L’origine de la couette date du Moyen Âge ; elle est en usage surtout en Europe du Nord : Allemagne et Danemark notamment.
“Il était de tradition d’offrir aux jeunes couples mariés, un sac rempli de duvet de canard ou d’oie”. Cadeau  attendu car il permettait d’être protégé du froid quand venait l’hiver. Ce sac est l’ancêtre de la couette.

Actuellement, on glisse la couette dans une housse choisie en fonction du style de la chambre. Il paraît même qu’on en trouve en boutis réalisé dans un tissu léger… le luxe !

Jeanne Monin  

*Les Provençaux disent : Si radassar au liech !

Recherches sur plusieurs sites.

Photo Marie-Odile Beraud
  • Les échos de la semaine
    Un quiz !
    Souvenir
    Le plurilinguisme
    De l’agriculture à la photographie

 

  • Passadoc
    La bibliothèque de Passadoc
    Expo…   et   Romenzo !

Un quiz !

Souvenir...

En 1977, j’avais photographié les inscriptions en occitan de cet imposant panneau.
 
Près de cinquante ans plus tard, je revois cette émouvante photo que j’avais oubliée… miracle de la numérisation !
 
Perèiras en Vivarés
1850 …600 habitants
1976 …  60 habitants
15 maisons encore habitées
30 maisons de vacances
30 maisons en ruines ou abandonnées
Silence…
… et recueillement“.
 
Qui parmi vous est allé récemment à Péreyres en Vivarais ? 
Sur Internet, j’ai trouvé que la commune comptait 50 habitants permanents en 2021, soit 4 habitants au kilomètre carré.
 
Je suis parfois retourné en Ardèche mais je ne suis plus jamais passé par Péreyres.
 
André Abbe

Le plurilinguisme

“Le plurilinguisme c’est plus que parler plusieurs langues… C’est le moyen d’appréhender la diversité du monde.”
…  thème de la  conférence donnée le 18 janvier au passionnant musée Mundolingua à Paris. Je sais que des amis parisiens nous lisent.
 
Le fait d’appartenir à une famille bilingue provençal-français m’a été d’un apport considérable aussi bien dans ma vie personnelle que professionnelle.
 
Le français et le provençal se ressemblent comme se ressemblent le portugais et l’espagnol, mais en fait ils divergent dans bien des domaines !
 

En provençal on doute, on relativise. L’ironie n’est jamais bien loin. L’imparfait du subjonctif est omniprésent. J’ai connu des gens qui n’avaient pas beaucoup fréquenté l’école qui l’utilisaient avec une grande aisance.

Convendrié que venguèsses lèu a mon ostau, qu’aguessiam lo tèmps d’anar ai pinencs
Tous les locuteurs du provençal sont en état de le dire sans effort !
 
Traduit en français, ça doit donner à peu près ça.  Il faudrait que tu vinsses tôt à ma maison pour que nous eussions le temps d’aller chercher des lactaires délicieux“… mais je ne suis pas très sûr de moi.
 
En français moderne, ce sera “Il faudrait que tu viennes tôt pour que nous ayons le temps d’aller chercher des lactaires délicieux.
 
En provençal, il s’agit d’un souhait ; en français, ça ressemble à un ordre.
 
André Abbe
 

Le mardi 16 janvier, cette publication a été reprise par Michel Feltin-Palas – auteur, conférencier, rédacteur en chef à l’hebdomadaire L’Express* – qui se définit ainsi:

Je suis un amoureux éperdu des langues de France, le français comme les langues dites régionales !

* sans aucune publicité !

De l'agriculture à la photo !

Années 80… Mon père était allé faire un reportage, pour un journal agricole, chez ce couple qui exploitait une ferme à Sospel (au nord de Menton).

un-homme-et-une-femme-versent-le-lait-dans-les-bidons
J’ai souvent constaté qu’il pouvait nouer assez facilement des liens avec les habitants et les agriculteurs de Provence. Pourquoi ? Peut-être parce qu’il avait été agriculteur… jusqu’à ce qu’il renonce à la vigne pour se concentrer sur la photographie, puis sur le journalisme.
 
On ne se lasse pas de voir Paul Goujon avec cette chèvre ! Encore un berger passionné par son métier.
 
François Abbe
Cette photo ne fait pas partie de l'actuelle exposition : "Femmes de Provence" - Musée des Arts et Traditions Populaires de Draguignan (Var) - Jusqu'au 9 mars 2024, mais elle est exposée dans la Maison Abbe

La librairie de Passadoc

Expo... et Romenzo !

Affiche de l'exposition Femmes de Provence au Musée des Arts & Traditions Populaires à Draguingnan Du 13 janvier au 9 mars.
  • Sont cités dans La Gazette :
    André Abbe
    François Abbe
    Marie-Odile Beraud (photo)


  • Rédactrice en chef
    Jeanne Monin

Passadoc