ASSOCIATION ABBE PHOTO

La Gazette de Passadoc – N° 77

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  • Annonce “Passadoc”
  • Et puis voici des vers…
  • On raconte un peu, beaucoup… passionnément !
    La bergère de Valberg… Une belle ribainbelle… Frédéric Mistral et Pan-Perdu… Le 9 juillet 1944… Le témoignage exceptionnel de Paul Bertin… L’histoire de la lavande… Les murs ont des oreilles… Lazarine Nègre… L’abbaye de Sylvanès… Claude Charles Pierquin de Gembloux… Les marmottons de l’année… 14 juillet !…
  • Photos d’hier
  • La bibliothèque de Passadoc

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… choisis par Giselle Penat-Laborde et Christophe Kilou

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François Abbe

La bergère de Valberg

Années 80… Madame Clary était bergère à Valberg.
Combien reste-t-il de bergers à Valberg aujourd’hui plus connu pour son ski et ses randos ?
Qui a des souvenirs, des anecdotes ?

J’ai choisi ce portrait signé André Abbe pour vous parler d’un projet : Femmes de Provence. C’est une expo photo pour les “Journées européennes du patrimoine”, à Roquebrune-sur-Argens (Var). Pendant deux jours, nous voyagerons dans toute la Provence, à travers ces portraits.

Cet événement est signé des deux Association Abbe Photo et Passadoc

Jeanne Monin… 1980 :
Une photo de mes chèvres ? Et que vas-tu faire de ça André Abbe ?
Ah ! Madame Clary… ni vous ni lui ne le savez encore, mais dans une bonne quarantaine d’années, vous serez sur les murs de “L’Oubradou de la Fouant”… Vous serez une des “Femmes de Provence” à qui Passadoc rendra hommage… une exposition qui racontera la vie des bergères, des bugadières, des paysannes d’ici… N’ayez aucune crainte Madame Clary… Vous serez en bonne compagnie !

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Claude Boyer

Une belle ribainbelle

Aujourd’hui à Comps sur Artuby a lieu la traditionnelle cousinade de la Ribainbelle.
Je m’associe d’autant plus volontiers à cette fête sympathique que, si l’an dernier j’y ai été invité en tant que reporter Passadoc, depuis cette année je figure sur l’arbre généalogique de la famille Bain.

En effet, en faisant ma généalogie, j’ai découvert depuis que j’avais pour aïeule Marguerite Bain née à Saint -Cézaire-sur-Siagne le 17 juin 1727 où elle est décédée le 16 avril 1789. Elle avait épousé Honoré Bertou à Mons le 4 mai 1753. Elle était mon arrière-arrière-arrière-arrière-arrière grand-mère paternelle.
Son arrière grand-père Honore est né à Comps vers 1630, son grand-père Jean est né à Comps vers 1660 et son père Laugier est né à Seillans le 26 décembre 1686. Myrmyr de Comps et moi sommes donc cousins… un peu éloignés d’accord… mais nous avons de l’ADN commun….

Hélas, cette année je ne pourrai malheureusement pas m’y rendre, alors je vous dis a l’an que ven !

Myrmyr de Comps
Merci Claude ! Notre arbre fait 17 mètres de long et les noms sont très resserrés !

La saga ribainbelle” !
1737, Louis XV “le Bien Aimé” règne sur la France. À Comps-sur-Artuby dans le Var , aux portes des gorges du Verdon, commence une saga familiale qui dure encore aujourd’hui.

Clic ! La suite est à cette page !

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Frédéric Mistral et Pan-Perdu

Un soir d’octobre 1891, Frédéric Mistral rentre chez lui.
Il croise la route d’un petit chien au poil noir qui court après lui, lui fait la fête, puis fait véritable numéro de cirque. Mistral le chasse avec son bâton puis continue sa route.

Le lendemain, Mistral voit le chien qui manifestement l’avait suivi devant sa porte et le voilà qui fait à nouveau son cirque ! Bref, Mistral finit par l’adopter, il le baptise “Pan-Perdu” et une belle, très belle amitié nait entre les deux ! Partout où va Mistral, le chien le suit ! Cette amitié durera deux ans, jusqu’à ce que Pan-Perdu s’en aille pour la paradis des chiens laissant le poète bien malheureux.

Quelques années avant sa mort, Mistral a tracé les plans de son tombeau-mausolée ! Outre, de beaux visages de Provençales et l’étoile félibréenne, le poète a exigé qu’un sculpteur grave sur la pierre l’effigie de Pan-Perdu !

Mais écoutez le plus surprenant !
Paul Roumel qui relate cette histoire raconte qu’il se trouvait aux États-Unis dans la ville de Buffalo Bill où il visite le musée du célèbre chasseur et où il est fait mention du chien. Roumel constate que Buffalo Bill et Mistral se ressemblent trait pour trait ! Il se pose alors des questions sur ce chien de cirque, Pan-Perdu. Il fait des recherches… et apprend que Buffalo Bill est venu en Provence en 1889 avec un cirque ! Le marquis Folco de Baroncelli avait invité Buffalo Bill dans sa manade après sa tournée. Et là, Buffalo Bill, lui dit qu’il a perdu son chien de cirque à Tarascon !
Pan Perdu a-t-il parcouru des kilomètres à travers champs, sur les routes pour s’attacher au sosie de son maître perdu ? L’histoire est peut être romancée mais elle est bien jolie.

Qui est Buffalo Bill et qui est Frédéric Mistral ?

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Philippe Natalini

Le 9 juillet 1944

Ce qui suit s’est passé en Provence il y a 78 ans jour pour jour…
Les allemands mènent une campagne répressive implacable en traquant résistants et maquisards du secteur.

Après les 14 fusillés de Saint-Saturnin-lès-Apt (le 1er juillet 1944), les 8 fusillés du plateau des Abeilles à Monieux (15 juillet), le groupe Heinrich de la 8e compagnie Brandebourg, partant en mission à Lambesc (Bouches-du-Rhône) pour y effectuer des arrestations, va marquer à jamais l’histoire de Ville Laure (Vaucluse).

En ce début d’après midi, 6 résistants emprisonnés dans les cellules de l’hôtel Splendid de Cavaillon sont amenés à l’entrée de Villelaure dans une vigne, non loin du cours d’eau le Mardéric.
Parmi les résistants se trouvent deux habitants de Gordes, René Mino (le père) et Maurice Mino (le fils) arrêtés deux jours plus tôt sur dénonciation. Il y a également deux résistants de Cavaillon, Blaise Bounias et André Morlot, un résistant de Montfavet, Armand Leardo, et un sixième résistant dont le nom demeure inconnu encore aujourd’hui.
Tous sont immédiatement fusillés dans ces vignes. Leurs corps sont découverts très rapidement par la population qui a entendu les multiples rafales de pistolets mitrailleur crépiter.

Ces représailles nazies pourraient être en relation avec des sabotages du pont de la voie ferrée Cavaillon-Pertuis opérés peu de temps avant.

À noter que des parents de victimes de ces exactions de l’occupant, dont la famille Nouveau et Mino, se trouveront plus tard dans le peloton qui exécutera Cécile Biankowski dénonciatrice présumée du maquis de Saint-Saturnin-d’Apt (14 septembre 1944 à Gordes – Vaucluse).

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Le témoignage exceptionnel de Paul Bertin…

… sur les conditions de son évasion de l’hôpital de Draguignan le 14 juillet 1944, évasion rendue possible par la coordination de résistants FFI varois, d’hommes du maquis Vallier, du Docteur Angelin German et ses infirmières, dont Hélène Vidal.
Rappel de la situation : Paul Bertin résistant de Saint-Maximin (83), est hospitalisé parce qu’il a tenté de se suicider dans les locaux de la Gestapo locale afin de ne pas parler sous la torture.

Nous commençons, avec des amis de Draguignan, à préparer l’évasion qui a eu lieu le 14 juillet 1944 à 9 h du matin. Mais, depuis 8 h l’infirmière m’a averti que j’étais sortant, que la Gestapo venait me reprendre à 10 heures. De 8 à 9 heures, oh ! que cette heure a été mauvaise ! Avoir par miracle échappé à la mort et aller à nouveau dans les mains de ces gens là, c’était terrible.
Enfin… arriva une auto… des bruits dans le couloir… la porte s’ouvrit et quatre hommes masqués, mitraillettes en mains, s’écrièrent : “Bertin ! Vite ! Vite !”

(Ces quatre hommes étaient en fait cinq. Il y avait Jean Ramela, Maurice Michel de La Motte, François Carpinetty de Draguignan, Louis Casanova et Aiguière du maquis Vallier)

Je partis en courant, tout nu, dans la voiture… Je vis les agents les bras en l’air. On les enferma dans ma cellule, et nous partîmes…
La voiture des Ponts et Chaussées, qui n’avait pas roulé depuis 8 ou 9 mois, avait la tuyauterie d’essence encrassée, et nous restâmes en panne à deux cents mètres de la Gendarmerie. Le chauffeur démonta la tuyauterie. Pendant ce temps, nous montions la garde, pistolet au poing. J’étais content d’être armé ; j’étais ainsi sûr que la Gestapo ne pourrait me reprendre vivant. Enfin l’essence arriva, et nous partîmes.

Un peu avant Flayosc, nous arrivâmes devant un pont qui avait un énorme trou au milieu ; après examen, nous tentons de passer.
C’est ce pont sauté qui nous avait sauvés, car les Boches le sachant, s’étaient élancés à notre poursuite sur les trois routes qui partaient de Draguignan, plein gaz ; qu’ils ont bien été inspirés les réfractaires qui ont fait sauter ce pont pendant la nuit.

Après une crevaison, un éclatement, nous arrivâmes à Aups. L’on nous répara, et nous partîmes pour le camp des FFI du lieutenant Vallier au bord du Verdon, en face de Montpezat. Là je fus très bien reçu par le lieutenant, par ses hommes, et le commandant du camp que les hommes appelaient le patron, Monsieur Picoche, membre du CDL du Var.

Au bout d’une quinzaine de jours, j’allais beaucoup mieux et Monsieur Picoche me dit : “Maintenant que vous allez bien, il vaudra beaucoup mieux que vous alliez finir de vous rétablir dans une ferme, tandis qu’ici s’il faut décrocher, vous ne pourrez pas le faire…”
Je quitte le camp, je passe par Varages, Saint Maximin, et quelques jours après, j’avais rejoint ma femme et mon fils dans la commune de la Destrousse.”

Le 20 août 1944, Paul Bertin, accompagné de sa famille, revient à Saint Maximin. Il est acclamé par la population et les FFI lui font une haie d’honneur. Deux jours plus tard il est nommé président du Comité de Libération avec pour adjoint le Père Robert de Biennassis.

Témoignage issu du livre d’Alain Decanis, “La Résistance dans le pays Saint-Maximois“.

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Giselle Penat-Labordeet Philippe Levieux

L’histoire de la lavande

La lavande est une plante médicinale qui se décline en plusieurs variétés : “lavandula stoechas” (lavande papillon) ou encore “lavandula latifolia” ou “lavandula spica” (lavande aspic) “lavandula augustifolia” (lavande vraie ou encore lavande fine) et trouve ses racines chez les Romains qui s’en servaient déjà comme parfum, mais aussi pour les bains et l’entretien du linge.

Dans tout le pourtour méditerranéen se développe ainsi l’utilisation de la plante, rangée au nombre des “plantes précieuses” par les naturalistes romains (citée en particulier par Pline l’ancien). Cependant, ce n’est qu’au Moyen Âge que l’on voit apparaître le terme “lavande”, selon le verbe latin “lavare” qui signifie laver. Son utilisation était alors liée à la lutte contre les maladies infectieuses : le parfum est associé à l’aspect thérapeutique, on a longtemps cru que les mauvaises odeurs propageaient les maladies.

Photo : Internet – Abbaye de Senanque

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Les champs de lavande de Ferrassières
à quelques kilomètres de ceux d’Aurel (Vaucluse).

Photo : Philippe Levieux.

Jean Philippe Tinois
– Mais ces champs sont magnifiques ! Il paraît que ceux de Valensole étaient “catastrophe” cette année.

Philippe Levieux
– Il faut garder une certaine mesure tout de même… Il y avait quelques beaux champs à Valensole sur la D56 entre Puimoisson et Valensole, et même des tournesols… Par contre la moisson a débuté très tôt. Les champs du côté d’Entrevennes valaient également le détour. L’engouement pour le site ne se dément pas et des bus entiers de touristes débarquent tous les jours… Il est vrai que le Vaucluse et beaucoup moins fréquenté, mais pour combien de temps…

Jean Paul Tinois
– Je ne connais que la conséquence ; en fait, c’est le peu de miel fabriqué par les colonies d’abeilles d’un ami [qui me fait dire ça]. Il doit y avoir sans doute des coins plus ou moins bien adaptés, plus ou moins riches en fleurs.

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Les murs ont des oreilles…

La preuve !

Jeanne Monin
L’expression date de 1622. Les historiens racontent qu’alors, en ces temps de guerre*, être espionnés est la crainte de tout stratège, de tout militaire …
– Parlons bas… on pourrait nous entendre… C’est que nos ennemis sont partout dissimulés… peut-être même là, derrière ce mur !

* Guerre de Trente Ans

Les murs peuvent aussi avoir des yeux ! Ainsi, dans “Britannicus” :
Vous êtes en des lieux tout pleins de sa puissance :
Ces murs mêmes, Seigneur, peuvent avoir des yeux ;
Et jamais l’empereur n’est absent de ces lieux
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Plus près de nous, au cours de la Seconde Guerre mondiale, l’expression trouve une nouvelle vie près des Résistants. Il vaut mieux se taire, éviter de partager des propos que quelques oreilles traîtresses pourraient rapporter à l’ennemi.

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Lazarine Nègre

Elle est née à Manosque, le 25 juin 1848.
Un étrange vie que celle de Lazarine… En 1886, à 38 ans, elle entame une procédure de divorce, deux ans après l’adoption de la loi Naquet. Elle sera la première femme divorcée du département. Libre, elle quitte le Manosque de son cœur pour ouvrir à Marseille – avec sa sœur – une boutique de volailles et de gibiers.

À une époque où la liberté faisait scandale, Lazarine conquiert son indépendance alors que les femmes n’avaient même pas le droit de disposer de leurs propres salaires. Féministe avant même que l’idée ne germe, militante de l’émancipation par ses choix de vie, Lazarine donne de l’émotion à la langue occitane. Elle écrit dans des journaux et devient l’amie impertinente des auteurs provençaux, de Mistral à Elzéard Rougier en passant par Élémir Bourges. “Elle suscite l’étonnement et le respect“.

Clic ! Sur les traces de Lazarine Nègre

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Alain Cathala

Abbaye de Sylvanès

Fondée au XIIe siècle, l’abbaye de Sylvanès est un haut lieu d’art, de spiritualité et de culture sur le territoire du Parc Naturel Régional des Grands Causses.
Classée monument historique, elle compte parmi les grands sites de la région Occitanie/Pyrénées/Méditerranée ; elle fait partie du réseau européen des Centres Culturels de Rencontre.

Nichée au cœur de vallons boisés de l’Aveyron, ce joyau de l’art cistercien est doté d’une acoustique exceptionnelle, qui la fait rayonner sur la scène culturelle et musicale.

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Claude-Charles Pierquin de Gembloux,
le docteur montpelliérain qui parlait aux ouistitis.

Le docteur Claude-Charles Pierquin de Gembloux, un drôle d’oiseau, mais aussi une des gloires de la faculté de médecine de Montpellier aujourd’hui oublié (peut-être non sans raison).

Ce bruxellois, né au lendemain de Noël 1798, découvre Montpellier à la fin du premier Empire, grâce à une nomination de son père dans notre ville en tant qu’intendant militaire, et très jeune, dès l’âge de 17 ans, il commence à se faire un nom dans l’art militaire, notamment pendant les Cent jours durant lesquels il s’oppose aux troupes royalistes.
Fidèle à l’Empereur, il combat aux côtés du général Gilly pour défendre la Citadelle de Montpellier et sa bravoure fut louée, à tel point louée, que le général, en tant que commissaire extraordinaire, lui donne la Légion d’Honneur.
Mais l’installation des Bourbons en 1815 le pousse à chercher son salut en d’autres lieux, et trouve refuge à Valence où il occupe les fonctions de maître d’école. C’était sans compter que son tempérament bouillant ne pouvait être assagi. Il commet l’imprudence de rédiger une chanson à la gloire de l’Empereur déchu et doit quitter Valence après un pénible procès. C’est alors qu’il retrouve Montpellier, et qu’il va, en esprit curieux, tels que pouvaient l’être les érudits de son temps, s’adonner à l’étude de la médecine.

Grâce à une érudition remarquable et une application constante à ses études, la faculté de médecine de Montpellier lui consent un titre de docteur en 1821, à l’âge de 24 ans. Il est brillant. Il obtient la fonction de médecin des hospices de la ville. Mais dans cette profession, il s’ennuie et n’a d’autres objectifs que d’ouvrir son propre cabinet. Il sait que son passé militaire peut lui nuire, et un soir il prend la décision de quitter Montpellier. Il abandonne ses amis, et les scientifiques de Montpellier avec lesquels il s’était lié d’une grande amitié, et après de grandes embrassades, prend la route de Paris.

1830 arrive et le revoilà sur les barricades, prêt à donner sa vie pour la liberté… Il fait preuve de bravoure autant avec le pistolet qu’avec les pansements, et bistouri… Il en sort en héros, et se voit nommer par le nouveau gouvernement membre de la Commission des condamnés politiques et obtient un titre d’inspecteur d’académie à Grenoble puis à Bourges. Son destin aurait pu être tout tracé, sauf qu’en 1849, face aux troubles politiques, il donne sa démission pour ne plus se consacrer qu’à des essais scientifiques qui lui avaient valu depuis 1830 d’être nommé membre d’une cinquantaine de sociétés savantes françaises ou européennes, parmi les plus prestigieuses.

Sa vie politique est une chose, sa vie scientifique en est une autre. Cet érudit infatigable, au cerveau jamais en repos, produisit au moins 150 ouvrages sur des sujets très variés. Il prend part aux encyclopédies de son temps.

On lui doit notamment une encyclopédie de la folie, mais ce qui restera son œuvre maîtresse est son Idiomologie des animaux, ou Recherches historiques, anatomiques, physiologiques, philologiques, et glossologiques sur le langage des bêtes. Dans cet ouvrage, il part de l’idée qu’hommes et animaux parlaient à l’origine un langage commun et n’hésite pas [à créer] un glossaire ouistiti qui pourrait vous être fort utile si vous allez au zoo Lunaret… Voilà de quoi tenir avec ces grimpeurs d’arbres une petite conversation :

ghriii : Venir.
guenokiki — Frayeur terrible : cri d’alarme qui équivaut à fuir, à craindre fortement, redouter.
irouahhi — Douleur violente et morale allant jusqu’au désespoir.
irouah-gno — J’ai une douleur morale affreuse, sauvez-moi, épargnez-la moi.
krrreoeoe — Être heureux, jouir d’un bonheur profond, accompli.
keh — Être un peu mieux, souffrir moins.
kouic — Être contrarié, être vexé, être gêné.
ococo — Terreur profonde.
ouic — Protection, secours.
quih — Il me manque quelque chose que je désire vivement, que je demande.
quouéée — Souffrir avec désespoir de ce qu’on ne peut échapper à une douleur physique ou morale.
Sifflet — S’ennuyer, désirer le boire, le manger, le soleil, le plaisir, etc.

Je me suis dit qu’il pouvait vous être fort utile, aussi me suis-je permis de copier cet extrait de son glossaire publié sur Wikipédia.

Mais parmi les autres textes qui méritent d’être notés, il y a aussi le Traité sur la folie des animaux ou son Essai sur l’art de produire la folie à volonté.
La liste ne s’arrête pas là, il produisit des études archéologiques très fouillées, des dictionnaires des Îles Marquises, des réflexions sur le sommeil des plantes, une arithmétique politique, des livres saints, des recueils de gastronomie. Tout l’intéressait, jusqu’à la folie… Un esprit curieux donc qui peut compter parmi les gloires de l’Université et qui mourut à Paris en 1863.

Texte : Fabrice Bertrand

Illustration : Charles Claude Pierquin de Gembloux (1798-1863) par Auguste Legrand

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Le Canal du Midi

Reliant Toulouse à Sète, il fait 240 km de long , 2 m de profondeur , 15 à 18 m de large en miroir (en surface), et 10 m de large au fond.
Il compte de nombreux ouvrages d’art : 65 écluses, un tunnel (le tunnel de Malpas), des ponts canaux , des barrages.
Il fut creusé à la pelle et à la pioche par des milliers d’ouvrier(ère)s pendant quatorze ans, de 1667 à 1681.
Ils étaient motivés parce qu’on leur avait proposé de les payer même les jours de fête, les jours de tempête, les jours de maladie, chose rare dans ces années-là.
Ce chantier fut l’un des plus grands du monde à l’époque.

Il est dans l’Histoire de France le deuxième canal ; le premier est le canal de Briare, du temps d’Henri IV mais six fois plus court. Avant eux, l’empereur Auguste y avait pensé et les troupes d’un général romain creusèrent un canal d’Arles à Port-de-Bouc en 102 de notre ère (40 km).

Alors qui a conçu le Canal du Midi ?
C’est Pierre Paul Riquet, un gabelou, un collecteur de l’impôt royal sur le sel, né à Béziers en 1609.
Il va convaincre Colbert et Louis XIV de financer son projet. Il s’appuie sur les travaux de Thomas de Scorbiac et pour alimenter son Canal, il va capter les eaux des nombreuses rivières de la Montagne Noire dans un immense réservoir au barrage de Saint-Ferréol, le plus grand réservoir d’eau artificiel du monde à cette époque .

Riquet meurt à 71 ans (le 01octobre 1680), huit mois avant l’inauguration du Canal nommé Canal Royal de Languedoc en mai 1681 et rebaptisé Canal du Midi en 1789. Il est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1996.
– À Toulouse, on peut continuer sur le Canal de Garonne (terminé en 1831) et rejoindre l’Atlantique vers Bordeaux, en tout depuis Sète 700 km . C’est le Canal des deux mers !
– À Sète on peut continuer sur le Canal du Rhône jusqu’à Aigues Mortes et Beaucaire .
– Du matériel et des denrées agricoles sont transportées via ces canaux qui ont aussi développé le tourisme fluvial.

Texte : Isabel Galtier

Pierre Paul Riquet par Bourdon – 1655

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Philippe Levieux

Les marmottons de l’année !

Ils ont quitté leur terrier
et s’ébattent joyeusement dans la prairie à la recherche de tiges de fleurs !
Deux ou quatre par portée, ils naissent aveugles et sans poils.
Ils mesurent alors 3 cm et pèsent 30 g. Ils deviennent autonomes après 8 semaines.

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Jeanne Monin

Défilés militaires… bals… concerts… drapeaux… feux d’artifice ! Mais pourquoi tout cela ?

Clic ! Réponse pour sourire… car l’histoire on la connaît tous n’est-ce pas !

Clic ! Georges Brassens

Photos : Paris.BalInfos.Div.

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Le 14 juillet chez Maryse Laugier !

Dans le jardin de Maryse…

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Alain Cathala

Montpellier… en quelle année ?

XIXe siècle sans doute… La Tour du Pin et les remparts aujourd’hui disparus

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EN VENTE ICI !

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